Marilyn Cover Girl

Présentation du blog

 

Marilyn Cover Girl 

 

Bienvenue sur ce blog entièrement consacré aux couvertures de magazines, livres, catalogues, la presse en général, sur Marilyn Monroe, depuis 1946 jusqu'à nos jours. 

 

 

Welcome to this blog entirely devoted to magazine covers, books, catalogs, press in general, on Marilyn Monroe, from 1946 to the present day. 

 

 

 

 

Archives
Derniers commentaires

 

18 août 2026

04/1954 : Pageant (Usa)

 

 

04/1954 : Pageant (Usa) vol. 9, n°10

Couverture : Madeline Wittlinger

 

 

 

 

back-cover

 

Back-cover : Marilyn Monroe par John Florea, 1953

Contenu : article de 6 pages

Crédit photographies de l'article: André de Dienes (1952) 

 

 

Nous sommes en avril 1954 quand ce texte écrit par Marilyn Monroe signé sous son nom de femme mariée à Joe DiMaggio, parait dans le magazine Pageant. Spontanément Marilyn Monroe évoque Arthur Miller parmi les dix hommes qui l'intéressent et parle déjà de lui en termes particulièrement admiratifs.

Ce qui est intéressant c'est la diversité des noms évoqués par Marilyn. Chekhov pour l'art et la transmission, Miller pour l'écriture, Huston pour la confiance qu'il lui donne comme actrice, Sidney Skolsky pour sa fidélité lorsqu'elle n'était personne, Milton H.Greene pour son regard photographique, Marlon Brando pour sa recherche intérieure, Nehru pour son envergure intellectuelle, Jerry Lewis pour son sex-appeal, Robert Mitchum pour sa sensibilité cachée, et Joe DiMaggio pour son honnêteté, son calme et son humanité.

 

It was April 1954 when this article written by Marilyn Monroe under her married name from her union with Joe DiMaggio, appeared in Pageant magazine. Spontaneously, Marilyn Monroe lists Arthur Miller among the ten men who interest her, already speaking of him in terms of deep admiration. What is interesting is the diversity of the names Marilyn mentions: Chekhov for art and the passing on of knowledge; Miller for writing; Huston for the confidence he instilled in her as an actress; Sidney Skolsky for his loyalty when she was a nobody; Milton H. Greene for his photographic eye; Marlon Brando for his inner searching; Nehru for his intellectual stature; Jerry Lewis for his sex appeal; Robert Mitchum for his hidden sensitivity; and Joe DiMaggio for his honesty, calmness, and humanity.

 

 

 

Les hommes qui m'intéressent 

 

par Miss Joe DiMaggio

 

Pratiquement tous les hommes au monde qui ont entendu parler de Marilyn Monroe, ou qui l'ont vue, la trouvent intéressante. Mais quels sont les hommes que la nouvelle Mme DiMaggio trouve les plus intéressants ? Pageant le lui a demandé, et sa réponse, présentée dans l'ordre dicté par Marilyn elle-même, est aussi surprenante que la liste elle-même. Voici, dans ses propres mots, les raisons pour lesquelles Marilyn les a choisis.

 

Michael Chekhov acteur, metteur en scène et professeur d'art dramatique

 

« Tout d'abord, c'est un être humain rare et un grand artiste. Je ne sais pas grand-chose de son passé. C'est le neveu d'Anton Tchekhov, mais il est lui-même l'un des plus grands artistes de notre époque. C'est un acteur superbe. Il était au Théâtre d'Art de Moscou il y a des années.

Il y a quelque chose de très noble chez lui... récemment, il a écrit un livre, et il y a tout ce qu'il a appris sur lui-même en tant qu'artiste, écrivain et metteur en scène. Il l'a publié pour les jeunes acteurs : ce qu'il a découvert par ses propres expériences, dans un livre intitulé To the Actor.

Ce qu'il a appris, il veut le transmettre aux jeunes. J'ai étudié avec lui... avec sa classe, et j'espère continuer à le faire. Pour une personne sérieuse, il possède le plus merveilleux sens de l'humour. Je l'aime en tant que personne. »

 

 

 

Arthur Miller : dramaturge, romancier

 

« C'est l'un des rares dramaturges contemporains à avoir trouvé une manière de dire avec succès les choses qu'il veut dire. J'aime Death of a Salesman. Ou bien, il a aussi adapté An Enemy of the People d'Ibsen.

J'aime sa nouvelle pièce, qui parle d'une chasse aux sorcières. Dans ses pièces, il a une façon de faire travailler ensemble les gens qui jouent ses pièces. Je sais qu'il y a encore des choses merveilleuses à venir de lui. Oui, je l'ai rencontré.

Il est très séduisant, sur le plan personnel. Je pense que sa pièce qui a compté le plus pour moi était Death of a Salesman, mais ce que j'ai préféré était un livre qu'il a écrit, intitulé Focus. Il parlait d'antisémitisme. J'aimerais qu'il écrive davantage de livres. C'était un livre très sérieux et merveilleux. »

 

 

John Huston réalisateur

 

« Toute femme qui l'entoure ne peut s'empêcher d'être amoureuse de lui, au moins pendant le temps où elle est avec lui. Je me souviens, quand je suis allée auditionner pour lui, qu'on ne pouvait pas être plus à l'aise avec quelqu'un. C'était mon premier grand rôle.

J'étais tellement nerveuse. J'avais l'impression que si je pouvais enlever mes chaussures, je me sentirais mieux. Il m'a dit : “Oui, s'il vous plaît.” Dans la scène, j'étais censée être étendue sur un canapé. Il n'y avait pas de canapé, alors j'ai demandé si je pouvais m'étendre sur le sol. Il a dit : “Oui.” Et je l'ai fait.

Puis j'ai voulu lire une fois de plus... Je pensais pouvoir faire beaucoup mieux. Il m'a dit : “Vous n'êtes pas obligée.” J'ai répondu : “S'il vous plaît.” Il est très patient et je n'ai pas du tout eu peur de lui.

Il m'a dit ensuite que j'avais obtenu le rôle dès la première fois. C'était The Asphalt Jungle. Je crois que la majeure partie de mon rôle a été coupée à cause du Breen Office.

C'était simplement l'angle qu'ils avaient choisi. Non, je ne dirai rien de plus... c'était simplement l'angle. »

 

Sidney Skolsky chroniqueur hollywoodien

 

« Sidney est l'une des personnes les plus intéressantes avec qui parler. Peut-être que cela paraît étrange, mais je peux passer une heure et demie avec lui et j'ai l'impression que cela ne fait que dix minutes.

J'ai un sentiment affectueux pour Sidney. Quand personne ne faisait attention à moi, il disait : "tu seras l'une des plus grandes stars de Hollywood.  

Je n'avais même pas de travail. Je ne mangeais pas. Il lançait toutes sortes de déclarations à l'emporte-pièce. Vous voyez... du genre « Vous n'allez pas le croire », disait-il, mais « Vous allez faire ceci ou cela ».

Je l'ai rencontré lorsque je sortais pour la première fois du bureau du commissaire de la Fox. Je n'avais même pas de travail à l'époque, mais je traînais dans les studios à la recherche d'un rôle.

Il m'a dit : “Pour une fille que je n'ai jamais vue à l'écran, je vois davantage de photos de vous que de n'importe qui d'autre.”

Il m'a dit : “Quand est-ce que vous allez faire un film ?”

J'ai répondu : “Quand j'aurai un travail.”

C'est ainsi que nous sommes devenus amis. Il a toujours eu énormément confiance en moi. Je lui ai parlé de temps en temps après cela pendant de longues périodes. J'ai toujours eu l'impression que je pouvais tout lui dire. Il n'aimerait probablement pas que je le qualifie de figure paternelle, alors je ne le ferai pas...mais il est adorable et je l'aime profondément. »

 

Milton Greene photographe de magazine

 

« La première fois qu'ils m'ont montré un portfolio contenant les plus belles photographies que j'aie jamais vues de personnes qu'il avait photographiées, j'ai dit : “Elles sont magnifiques. Qui les a prises ?”

Il y avait ce jeune homme qui se tenait à côté. J'ai répondu : “J'aimerais qu'il me photographie.”

J'ai dit que j'avais un emploi du temps chargé, mais que je pouvais poser toute la nuit.

J'ai demandé : « Où est-il ? » C'était ce jeune homme qui se tenait là.

“C'est ce jeune homme qui se tient là”, m'a-t-on répondu.

J'ai dit : “Il n'est qu'un garçon.”

Il a 32 ans, mais je pense qu'il en paraît 19. J'aimerais qu'il puisse me photographier tout le temps. On m'a souvent photographiée, mais Milton Greene m'a donné un nouvel espoir et une nouvelle perspective.

Je n'ai jamais vraiment aimé la façon dont on me photographiait jusqu'à ce que je voie les clichés de Milton Greene. Milton a une approche bien à lui... Ce n'est pas seulement un photographe, c'est un véritable artiste. Même lorsqu'il fait de la photo de mode, un genre souvent ennuyeux, il parvient à créer quelque chose de magnifique.

Je travaille avec d'autres photographes, mais cet homme est un grand artiste. Il est très singulier... on entendra beaucoup parler de lui. L'une des choses qui font de lui un tel artiste, c'est sa grande sensibilité et son introspection.

C'était la première fois que je n'avais pas besoin de poser. Il me laissait simplement réfléchir tout en continuant à photographier... sans que je m'en rende compte.

J'ai rencontré Milton juste avant qu'il ne se marie, deux jours plus tard. Quand je l'ai appris, j'en ai été très triste, mais seulement pendant cinq minutes."

 

 

 

Marlon Brando acteur

 

« Vous savez, on parle de magnétisme animal. Je pense qu'il possède quelque chose sans faire quoi que ce soit pour cela. Mais ce qui est le plus intéressant chez Marlon, c'est sa sensibilité.

Vous avez l'impression qu'il cherche à découvrir quelque chose sur lui-même. Il cherche sous tout ce qui est visible... pendant qu'il vous parle. Pendant qu'il joue une scène, il cherche toujours.

Je ne sais pas s'il essaie de découvrir quelque chose chez la personne à qui il parle, mais il cherche toujours.

Il bouge magnifiquement. On ne pense pas à un homme qui bouge comme à un danseur. Je pense qu'il se découvre réellement en tant que personne et en tant qu'artiste. Vous avez l'impression qu'il essaie de comprendre tout ce qu'il y a... C'est inhabituel... particulièrement chez un jeune homme. »

 

Jawaharlal Nehru Premier ministre de l'Inde

 

« Je pense qu'il est très séduisant. Je ne l'ai vu qu'en photo. Il capte toujours votre regard... Les mots ne suffisent pas pour que je puisse le décrire.

Il doit être admiré pour ce qu'il représente, ce qu'il est. On sent que c'est un homme d'une telle envergure... qu'il n'a pas de frontières.

C'est un homme qui réfléchit. Ce qu'il essaie de faire... Je l'admire énormément. J'aimerais le rencontrer. »

 

Jerry Lewis comédien

 

 

« Je pense simplement qu'il est sexy. Vous savez, je n'arrive pas vraiment à analyser cela, mais c'est là. Je ne suis pas certaine que cela ait quelque chose à voir avec sa vitalité.

Je pense qu'il a un visage très sympathique. Je pense qu'il ne fait des grimaces que parce que les gens le lui demandent.

Lui et Dean Martin se mettent toujours à crier et à s'agiter dans tous les sens quand ils me voient, et je les adore pour ça.

Certaines personnes m'ont critiquée pour ma façon de m'habiller et ma façon de marcher... Et à propos de la marche, j'ai appris cela quand j'étais très jeune, et je marche ainsi depuis.

J'ai rencontré Jerry une fois lors d'une émission. C'était une répétition. Il m'a souhaité bonne chance et m'a dit que l'essentiel était de ne pas être nerveuse. Je crois qu'il l'avait deviné. Ce n'était pas tant ce qu'il disait, mais la sincérité avec laquelle il le disait."

 

Robert Mitchum  acteur

 

« Avec son extérieur rude et effronté, c'est probablement l'une des personnes les plus sensibles intérieurement.

Je l'ai rencontré pour la première fois en tournage pour River of No Return. Nous étions au Canada pendant un mois et demi.

Il y a tellement d'ironie dans tout ce qu'il dit. On ne perd jamais de vue la vérité avec lui, la manière dont les choses sont réellement.

Il ne se protège jamais. Il choque la plupart des gens, mais ce qu'il dit, c'est réellement ce qu'il pense.

Je crois qu'il pourrait être poète. »

 

Joe DiMaggio  joueur de baseball et commentateur

 

 

« J'ai mis les autres en premier, mais j'ai gardé Joe pour la fin uniquement parce que c'est un homme tellement modeste. Je pourrais avoir à répondre à Joe si je le mettais en premier.

Vous dites toujours que le meilleur vient en dernier, n'est-ce pas ? Comme le dessert.

Tout d'abord, l'une des choses qui ressort chez lui... il possède, je pense, la grâce et la beauté d'un Michel-Ange. Il se déplace comme une statue vivante. Je pense que c'est très séduisant.

Ensuite... il possède une honnêteté presque enfantine. Il peut comprendre les gens tellement rapidement... instantanément. Mais sans jamais rien dire.

Il est très observateur... il assimile tout, comme le ferait un écrivain. Il le fait très naturellement.

Il possède une tranquillité qu'on ne peut s'empêcher d'envier. Je ne sais pas comment l'expliquer. Cela lui donne du magnétisme.

Je vais vous dire une chose... il a un grand cœur.

Je pense que c'est merveilleux qu'il représente tout ce qu'il représente avec la jeunesse américaine. Il possède une chaleur humaine qui vous donne le sentiment d'être protégé.

On dit qu'il est timide, mais il ne fuit que la prétention. 

Quand je parle de lui, je perds mes mots. Et je ne vois pas d'homme plus formidable avec qui se retrouver dans cette situation."

 

 

17 août 2026

03/1949 : Movie Star Parade (Usa)

 

03/1949 : Movie Star Parade (Usa) 

Couverture : Elizabeth Taylor

Contenu : article de deux pages

 

 

Le magazine Movie Star parade présente Marilyn Monroe simplement comme celle « que l'on verra prochainement dans Ladies of the Chorus ». Elle sert pourtant déjà de modèle démonstrateur pour un article consacré à la beauté et au corps, avec six photographies d'Ed Cronenweth de 1948 quand Marilyn était sous contrat avec Columbia Pictures, photos occupant pratiquement toute la double page. On est vraiment dans cette période où son image commence à avoir une valeur éditoriale propre alors que sa carrière cinématographique débute à peine.

 

*Movie Star Parade* magazine introduces Marilyn Monroe simply as the woman "soon to be seen in *Ladies of the Chorus*." Yet, she already serves as the model for a feature on beauty and the body, appearing in six photographs by Ed Cronenweth—taken in 1948 while she was under contract with Columbia Pictures—that span nearly the entire double-page spread. This was truly the period when her image began to hold editorial value in its own right, even as her film career was just getting underway.

 

 

Traduction de l'article : 

 

« Une forme plus belle que jamais »

 

Heureuses sont les filles qui trouvent une série d'exercices leur apportant à la fois une bonne santé et/ou une belle apparence. Essayez ceux-ci pour faire du bien à votre silhouette.

 

 

Faites ces exercices d'assouplissement de la colonne vertébrale et vous ne pourrez qu'obtenir une silhouette harmonieuse. Une colonne souple est le véritable secret d'une bonne posture et cet exercice de routine (l'un de ceux recommandés par un célèbre spécialiste hollywoodien de la silhouette et de la condition physique) étire la colonne dans deux directions : la partie supérieure (cervicale) et la partie inférieure (lombaire).

Les exercices qui étirent la colonne permettent de conserver son élasticité et agissent automatiquement comme des correctifs ; ils contribuent également à renforcer les muscles abdominaux et ceux des épaules, à relâcher les tensions dans les jambes et à raffermir le derrière.

Marilyn Monroe, que l'on verra prochainement dans Ladies of the Chorus de Columbia, exécute ici cette série d'exercices pour vous. Marilyn conseille de passer d'un exercice à l'autre sans interruption et de s'entraîner régulièrement, cinq ou dix minutes par jour.

1. Position de départ : allongez-vous à plat sur le sol, en plaquant le bas du dos contre le sol jusqu'à sentir chaque vertèbre. Relevez les genoux et les pieds, puis soulevez la tête et les épaules.

2. Soulevez le corps du sol et remontez les pieds jusqu'à ce que les jambes soient parallèles au sol ; essayez alors d'atteindre vos chevilles avec les mains.

3. Saisissez vos chevilles, tendez les jambes et étirez-les aussi droit que possible. Balancez-vous d'avant en arrière sur votre derrière.

4. Revenez à la position initiale. Pliez les coudes tandis que vous ramenez lentement les jambes au-dessus de vous aussi loin que possible, en soulevant le corps du sol, le poids reposant sur les épaules et les jambes parallèles au sol.

5. Pliez les genoux et essayez de toucher votre tête avec eux. Gardez votre équilibre en ramenant les bras vers le bas, les paumes touchant le sol.

6. Tendez les jambes vers le haut et vers l'extérieur, les orteils pointés. Maintenez la position aussi longtemps que possible, puis redescendez lentement les jambes en ramenant d'abord la colonne vertébrale au sol.

Faites ces cinq exercices comme un seul enchaînement fluide et rapide, puis recommencez lentement en revenant à la position initiale après chaque étape.

 

 

La séance photo

Ed Cronenweth 1948 

03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)

 

 

Couvertures de magazines avec cette séance photo 

 

1) 1982 Sunday, Uk

2) 1990 Hollywood then and now, Usa

3) 2006 Yoga, Uk

4) 2015 Yoga Journal, Allemagne 

 

 

03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
03/1949 : Movie Star Parade (Usa)
9 août 2026

03/1962 : Modern Screen (Usa)

 

03/1962 : Modern Screen (Usa) 

Couverture : Sandra Dees

Contenu : article de 11 pages

 

 

 

Les peurs cachées de Marilyn Monroe

par Louella Parsons

 

 

NB : Cette traduction est volontairement partielle et reprend uniquement les principaux thèmes abordés dans l'article, sans interprétation ni commentaire. Les nuances et le ton employés par l'auteure ont été respectés autant que possible. Ce texte est une republication rédigée par la journaliste Louella Parsons en 1961, ce qui est précisé en haut à gauche de l'article. 

 

Photos : Ben Ross, 1953

 

La journaliste, Louella Parsons dresse un portrait de Marilyn Monroe en insistant sur le contraste entre son immense célébrité et ses profondes insécurités.

Louella Parsons affirme que Marilyn possède un charisme exceptionnel, une présence naturelle devant la caméra et ce qu'elle appelle un véritable « impact physique » (flesh impact), qualité qu'elle compare seulement à celle de Jean Harlow. Selon elle, Marilyn est une personnalité unique du cinéma.

Une grande partie de l'article retrace chronologiquement sa vie et commence par son enfance difficile ainsi que les problèmes psychiatriques de sa mère et son passage dans plusieurs familles d'accueil et orphelinats. Puis son mariage avec James Dougherty et sa découverte comme mannequin avant son arrivée à la Fox grâce à Ben Lyon, malgré les réticences de Darryl F. Zanuck. 

L'auteure insiste sur le fait que Marilyn doute constamment d'elle-même et qu'elle ne croit jamais vraiment en ses capacités, même lorsque d'autres les reconnaissent.

L.Parsons revient ensuite sur les principales étapes de la carrière de Marilyn : ses premiers contrats avec la Fox puis Columbia et les périodes de chômage dus a ses difficultés à obtenir des rôles importants avant de connaitre les succès qui finissent par faire d'elle une vedette internationale.

Plusieurs hommes importants de sa vie sont évoqués : Johnny Hyde, présenté comme un mentor déterminant dans le lancement de sa carrière, puis Joe DiMaggio, décrit comme un homme calme et protecteur et enfin Arthur Miller, dont Marilyn admire avant tout l'intelligence et avec lequel elle partage un intérêt pour la littérature et le théâtre.

Louella Parsons évoque également plusieurs faits marquants de la vie de Marilyn comme le scandale du calendrier de 1949 et les critiques sur sa tenue lors de certaines cérémonies.  Parsons évoque également la réputation de Marilyn entretenue par la presse et les nombreuses rumeurs sentimentales dont elle a été l'objet.

Selon Louella Parsons, beaucoup de ces rumeurs ont été amplifiées ou déformées au fil du temps.

L'article décrit aussi une Marilyn extrêmement perfectionniste, anxieuse avant les tournages, souvent en retard, recherchant constamment l'approbation de ses professeurs d'art dramatique et de ses metteurs en scène.

Les Greene (Milton et Amy Greene), Lee Strasberg, Paula Strasberg et Natasha Lytess sont présentés comme des personnes ayant joué un rôle important dans sa recherche d'équilibre personnel et artistique.

Louella Parsons estime que Marilyn est son pire ennemi. Elle pense que ses peurs, son manque de confiance et son besoin permanent d'être rassurée l'empêchent d'exploiter pleinement son immense talent. Elle termine cependant sur une note optimiste en exprimant l'espoir qu'elle finira par trouver le bonheur.

En conclusion  Louella Parsons aborde bien des thèmes qui reviendront souvent après son décès comme son  l'enfance, ses peurs, ses retards, ses doutes et la psychanalyse mais ils sont ici présentés comme des éléments de son parcours, pas comme les signes avant-coureurs d'une fin proche.

 

7 août 2026

Affiche publicitaire

 

Document publicitaire en arabe utilisant un portrait de Marilyn Monroe par Laszlo Willinger en 1948.

Date inconnue, mais probablement années 50. 

Il s'agit d'une affiche cartonnée avec un petit trou et une petite cordelette qui permettait de suspendre cette publicité. 

Le texte supérieur signifie "Cinéma Al Kawakeb", tandis que la ligne inférieure comporte un numéro de téléphone. Les formes des chiffres et le nom "Al Kawakeb", également porté par un célèbre magazine de cinéma égyptien, suggèrent une origine possible en Égypte.

Cette attribution reste toutefois hypothétique en l'absence d'informations complémentaires sur la salle de cinéma concernée.

Cette publicité un très bel exemple de la manière dont Marilyn devient rapidement une icône internationale, bien au-delà des frontières américaines.

 

copyright:Boomerang_

 

 

An Arabic advertisement featuring a 1948 portrait of Marilyn Monroe by Laszlo Willinger.

The date is unknown, though it likely dates from the 1950s.

It is a cardboard poster equipped with a small hole and a short cord for hanging.

The text at the top reads "Al Kawakeb Cinema," while the bottom line displays a telephone number. The style of the numerals and the name "Al Kawakeb"—which was also the name of a famous Egyptian film magazine—suggest a possible Egyptian origin.

However, this attribution remains speculative due to the lack of further information regarding the specific cinema in question.

 

This advertisement is a prime example of how Marilyn rapidly became an international icon, far beyond American borders.

 

copyright:Boomerang_

 

7 août 2026

Avant les biographies : une curieuse brève publiée le 5 août 1962

 

 

 

Traduction de l'article  : 

 

"Marilyn Monroe affirme que son dernier psychiatre est tombé amoureux d'elle au cours de leurs séances. C'est pourquoi elle a renoncé à consulter un médecin. Le psychiatre serait devenu obsessionnel depuis qu'elle a cessé de le voir : il l'appellerait à toute heure du jour et de la nuit pour lui demander des rendez-vous. Marilyn conclurait avec humour : « Je crois que cet homme devrait consulter un médecin ! »

 

 

 

 

La brève apparaît dans la rubrique "Memo From John J. Miller" du San Francisco Sunday Chronicle, daté du 5 août 1962 (édition dominicale imprimée avant la publication). C'est une chronique mondaine composée d'une succession de très courtes nouvelles sur les célébrités : Cary Grant, Rita Hayworth, Jackie Kennedy, Tony Curtis... et, tout en bas, Marilyn Monroe. Il ne s'agit donc pas d'un article développé, mais d'une anecdote parmi d'autres.

Cette brève rapporte que Marilyn aurait déclaré que son dernier psychiatre était tombé amoureux d'elle, au point qu'elle aurait renoncé à poursuivre sa thérapie. L'article ajoute que ce dernier l'appellerait continuellement et conclut par une remarque humoristique attribuée à Marilyn : « I think the man should see a doctor! » (« Je crois que cet homme devrait consulter un médecin ! »).

Ce texte ne prouve évidemment rien. Il ne cite aucune source, ne précise pas à qui Marilyn aurait confié cette anecdote et n'indique pas si elle provient d'une interview récente, d'un agent ou d'une rumeur hollywoodienne. Le nom du psychiatre n'est pas mentionné. Toutefois, en août 1962, le dernier psychiatre connu de Marilyn Monroe est Ralph Greenson. Tout porte donc à penser que c'est de lui qu'il est question, sans que le journal ne le précise explicitement.

 

Dr Ralph Greenson

Les biographies consacrées à Marilyn Monroe ont souvent abordé la relation complexe qui l'unissait à son psychiatre, Ralph Greenson. Les notions de transfert et de contre-transfert ont été discutées pendant des décennies, certains auteurs estimant que leur relation avait dépassé le strict cadre thérapeutique, tandis que d'autres défendent le professionnalisme de Greenson. en rappelant que les pratiques psychiatriques de l'époque étaient différentes de celles d'aujourd'hui.

Pourtant, bien avant ces débats, cette petite brève attire l'attention.

L'intérêt de cet article ne réside pas dans ce qu'il prétend démontrer, mais dans ce qu'il révèle sur le contexte de l'époque. Cette brève est publiée avant que la disparition de Marilyn ne soit connue du public. Elle précède donc les nombreuses biographies qui, à partir des années suivantes, analyseront la personnalité de Ralph Greenson et la nature de leur relation.

Autrement dit, cette idée n'est pas nécessairement née après la mort de Marilyn. Qu'elle soit vraie, déformée ou totalement infondée, elle circulait déjà dans la presse contemporaine.

L'intérêt historique de cet article est réel pour une autre raison : cette affirmation précède toute la littérature publiée après la mort de Marilyn. Après le 5 août 1962, la relation entre Marilyn et Ralph Greenson fera l'objet de nombreuses interprétations, notamment autour du phénomène de transfert en psychanalyse. 
Lorsqu'un document contemporain d'un événement contient une information qui sera reprise, transformée ou contestée des années plus tard, il mérite d'être conservé non comme une preuve, mais comme une étape dans l'histoire de la construction d'un récit.

 

Copyright: Boomerang_

 

The article appears in the "Memo From John J. Miller" column of the *San Francisco Sunday Chronicle*, dated August 5, 1962 (a Sunday edition printed prior to publication). It is a society column made up of a series of very brief celebrity tidbits—featuring Cary Grant, Rita Hayworth, Jackie Kennedy, Tony Curtis, and, at the very bottom, Marilyn Monroe. It is not, therefore, a full-length article, but rather one anecdote among many. The piece reports that Marilyn allegedly said her latest psychiatrist had fallen in love with her—to the point where she gave up therapy. It adds that he was constantly calling her and concludes with a humorous remark attributed to Marilyn: "I think the man should see a doctor!" Naturally, this text proves nothing. It cites no sources, does not specify to whom Marilyn might have confided this anecdote, and does not indicate whether it originated from a recent interview, an agent, or a Hollywood rumor. The psychiatrist's name is not mentioned. However, in August 1962, Marilyn Monroe's last known psychiatrist was Ralph Greenson. Everything suggests, therefore, that he is the one being referred to, even though the newspaper does not explicitly state it.

 

Biographies of Marilyn Monroe have frequently explored the complex relationship she shared with her psychiatrist, Ralph Greenson. The concepts of transference and counter-transference have been debated for decades; some authors argue that their relationship crossed the boundaries of professional therapy, while others defend Greenson’s professionalism, noting that psychiatric practices at the time differed from those of today. Yet, long before these debates arose, this brief news item draws our attention. The significance of this article lies not in what it purports to prove, but in what it reveals about the context of the era. This piece was published before the public learned of Marilyn’s death. It therefore predates the many biographies that—in the years that followed—would analyze Ralph Greenson’s personality and the nature of their relationship. In other words, this notion did not necessarily originate after Marilyn’s death. Whether true, distorted, or entirely baseless, the idea was already circulating in the press at the time. The article holds historical significance for another reason: the claim predates the entire body of literature published after Marilyn’s death. Following August 5, 1962, the relationship between Marilyn and Ralph Greenson would be subject to numerous interpretations, particularly regarding the psychoanalytic concept of transference. When a document contemporary to an event contains information that is later echoed, transformed, or disputed, it deserves to be preserved—not as definitive proof, but as a milestone in the history of how a narrative is constructed.

 

6 août 2026

1962 : Marilyn Monroe dans la presse scandinave

 

À la fin de l'année 1962, une série consacrée à Marilyn Monroe est publiée successivement au Danemark (Hjemmet, 13 novembre), en Norvège (Hjemmet, 28 novembre) puis en Suède (Hemmets Journal, 27 décembre). Si les titres sont adaptés à chaque pays, la photographie de couverture probablement de Lawrence Schiller en 1962 sur le tournage de Something's got to give, est identique. 

En l'absence des pages intérieures des éditions norvégienne et suédoise, il n'est pas possible d'affirmer que les trois magazines reproduisent exactement le même article. Les similitudes observées concernent la photographie de couverture, la période de publication et le thème général.

 

Norvège : Ce que le monde ignorait de Marilyn

Suède : Marilyn Monroe : la Cendrillon qui ne trouva jamais le bonheur

 

In late 1962, a series of articles dedicated to Marilyn Monroe was published successively in Denmark (*Hjemmet*, November 13), Norway (*Hjemmet*, November 28), and Sweden (*Hemmets Journal*, December 27). While the titles were adapted for each country, the cover photograph—likely taken by Lawrence Schiller in 1962 on the set of *Something's Got to Give*—was identical. In the absence of the interior pages from the Norwegian and Swedish editions, it is impossible to confirm whether the three magazines reproduced the exact same article. The observed similarities lie in the cover photograph, the timing of publication, and the general theme.

Norway: What the world didn't know about Marilyn

Sweden: Marilyn Monroe: the Cinderella who never found happiness

 

 

 

28/11/1962 Hjemmet-Norvège
27/12/1962 : Hemmets Journal-Suède

 

Publié le 13 novembre 1962, trois mois après la disparition de Marilyn Monroe, cet article danois s'inscrit dans la première vague d'hommages et de témoignages consacrés à l'actrice. Centré sur son désir de maternité, ses mariages et sa solitude, il illustre la manière dont la presse européenne a relayé les premiers récits parus aux États-Unis et en Grande-Bretagne, avant que n'apparaissent les théories plus tardives autour de sa mort.  C'est une période où la presse internationale cherche encore à expliquer sa disparition en revenant sur sa vie personnelle plutôt que sur les circonstances de son décès.

Le récit diffusé dans la presse internationale est celui d'une femme profondément seule, marquée par son enfance et par son désir inassouvi de devenir mère. Ce n'est pas encore la Marilyn des théories du complot qui dominera certaines publications des années 1970 et 1980 ; c'est une Marilyn présentée avant tout comme une femme tragique.

 

 

Published on November 13, 1962—three months after Marilyn Monroe’s passing—this Danish article belongs to the initial wave of tributes and accounts dedicated to the actress. Focusing on her longing for motherhood, her marriages, and her loneliness, it illustrates how the European press echoed early reports from the United States and Great Britain, predating the later conspiracy theories surrounding her death. It was a time when the international press sought to explain her passing by looking back at her personal life rather than focusing on the circumstances of her death. The narrative circulated in the international press was that of a deeply lonely woman, shaped by her childhood and an unfulfilled desire to become a mother. This was not yet the Marilyn of the conspiracy theories that would dominate certain publications in the 1970s and 1980s; instead, she was portrayed primarily as a tragic figure.

"Marilyn Monroe’s Tragic Secret"

 

 


« Le secret tragique de Marilyn Monroe »

 

Hjemmet n°46 – 13 novembre 1962 (Danemark)

 

 

 

 

 


Photographie authentique ou photomontage ?

 

 La photographie illustrant Marilyn tenant dans ses bras un enfant semble avoir été fortement retouchée ou pourrait être un photomontage réalisé pour illustrer le thème de la maternité développé dans l'article. Son origine reste à identifier. 

Tout d'abord l'enfant paraît légèrement disproportionné par rapport à la position des bras de Marilyn.
Ensuite, l'endroit où les bras de Marilyn entourent l'enfant ne semble pas très naturel. On a l'impression que les deux sujets ne sont pas parfaitement intégrés. Les ombres et les contrastes en particulier la lumière entre le visage de Marilyn et la tête de l'enfant ne semble pas correspondre. 
Enfin, la photo est très serrée et coupe une partie de la scène. C'est justement le type de recadrage qui peut masquer un photomontage.

Mais ce n'était pas si rare que cela à l'époque de publier des photomontages dans les magazines. Au contraire, ce genre de montage se retrouve fréquemment dans la presse populaire américaine, britannique ou scandinave.

 

An authentic photograph or a photomontage?

The photograph showing Marilyn holding a child appears to have been heavily retouched, or it could be a photomontage created to illustrate the theme of motherhood discussed in the article. Its origin remains to be identified. First, the child appears slightly out of proportion relative to the position of Marilyn's arms. Second, the way Marilyn's arms encircle the child does not look entirely natural; the two subjects do not seem perfectly integrated. The shadows and contrasts—specifically the lighting on Marilyn's face versus the child's head—do not appear to match. Finally, the photo is tightly cropped, cutting off part of the scene. This is precisely the kind of cropping that can conceal a photomontage. However, publishing photomontages in magazines was not particularly unusual at the time. On the contrary, this type of composite image frequently appeared in the popular press in the United States, Britain, and Scandinavia.

 

 

 

Scans : Ebay

Copyright :Boomerang_

 

 

5 août 2026

George Barris : premier photographe à s'exprimer après la mort de Marilyn

 

Après la disparition de Marilyn Monroe, ceux qui l'ont connue ont réagi de façons très différentes. Certains, comme Joe DiMaggio ou Patricia Newcomb, ont choisi le silence, estimant que le respect consistait à préserver son intimité. D'autres, comme le photographe George Barris, ont préféré témoigner, convaincus que retranscrire fidèlement ses paroles et ses derniers projets permettrait de mieux faire connaître la femme derrière le mythe. Deux attitudes opposées, mais qui semblent avoir été guidées par une même intention : rester fidèles à Marilyn, chacun à leur manière.

Ces deux formes de fidélité sont différentes. Le silence rappelle que tout ne doit pas être révélé et le témoignage permet de préserver des paroles et des faits qui, autrement, auraient pu disparaître.

La véritable difficulté apparaît lorsque les témoignages évoluent avec le temps. Un récit livré quelques jours ou quelques mois après les faits n'a pas la même valeur qu'un souvenir raconté plusieurs décennies plus tard, surtout lorsqu'il s'enrichit de nouveaux détails ou s'adapte à des théories apparues entre-temps. Il ne s'agit pas de remettre en cause la sincérité du témoin, mais de garder à l'esprit que la mémoire peut évoluer et que chaque témoignage doit être replacé dans son contexte et dans sa date de publication.

 

 

George Barris : premier photographe à s'exprimer après la mort de Marilyn

 

 

Photo :George Barris, 1962


 

En juillet 1962, Marilyn accorde à George Barris une confiance réelle. Leur relation est différente de celle qu'elle entretient avec beaucoup de photographes. Barris ne cherche pas à produire des images glamour à tout prix ; leurs séances à Santa Monica sont détendues, et Marilyn accepte de lui parler de sujets très personnels : son désir d'avoir un enfant, son envie de reprendre le travail, son enfance, ses projets. C'est dans ce contexte qu'il prépare un article destiné à Cosmopolitan.


Mais le 5 août 1962 change tout.

 

Barris se retrouve détenteur des dernières photographies de Marilyn Monroe et de nombreuses notes de conversations. Il donne des interviews, puis vend des articles à différents journaux et magazines.

La une du Daily Mirror (Angleterre)  est la première exploitation internationale des dernières photographies de Barris. Le journal insiste sur le caractère exclusif des clichés. L'article présente Barris comme le dernier photographe à l'avoir vue vivante, la photo en une du journal comme étant la dernière et annonce qu'il prépare une biographie illustrée. 

 

1962 08 08 Daily mirror-Uk
1962 08 14 daily news -Usa

 


Ces différentes publications ne doivent pas être considérées comme des témoignages isolés, mais comme les premiers récits de George Barris sur les dernières semaines de Marilyn Monroe. Publiés entre août et septembre 1962, ils constituent un ensemble documentaire contemporain des événements, antérieur à ses livres et à ses prises de position ultérieures. Leur intérêt historique réside précisément dans leur proximité avec les faits et dans la cohérence des thèmes abordés : les dernières photographies, les confidences de Marilyn, son enfance, son désir d'avoir un enfant et son envie de reprendre sa carrière.

 

 

 

 

The Australian Post – 27 septembre 1962

Publié quelques semaines après la disparition de Marilyn Monroe, cet article rédigé par George Barris revient sur ses dernières semaines de Marilyn et l'une de ses dernières séances photographiques. Il présente une femme profondément solitaire, en quête d'amour et d'affection, dont le plus grand désir était d'avoir un enfant.

 

 

« Ce que je veux plus que tout au monde, c'est un bébé. C'est aussi simple que ça. »

 

 

À droite : Cette photographie de Marilyn Monroe — l'une des dernières prises de son vivant — révèle son besoin profond de donner et de recevoir de l'affection, ainsi que son désir d'avoir un enfant à aimer.

 

« C'était une femme qui avait tellement d'amour sincère à donner... mais personne à qui le donner. »

Elle était passionnante et glamour... mais personne ne l'appelait pour l'inviter à sortir.

Marilyn Monroe est morte dans une profonde solitude.

Durant ses dernières semaines, elle disait :

 

« Je ne suis pas amoureuse de quelqu'un. C'est au-dessus de tout ce que je voudrais. »

« J'aimerais tellement que le bon homme entre dans ma vie. »

 

« Ce que je désire plus que tout au monde, c'est un bébé pour aimer. »

 

Marilyn explique qu'elle voulait un petit garçon ou une petite fille.

Elle ajoute en substance :

« Je veux pouvoir faire pour mon enfant tout ce que je n'ai jamais eu. »

Puis :

« Je ne veux pas être mère pour avoir plusieurs enfants. Ils doivent avoir leur propre mère. »

 

L'article indique qu'elle s'intéressait aux enfants et précise qu'elle avait demandé que ses meubles soient envoyés au Mexique afin d'y ouvrir une maison pour enfants.

Il ajoute qu'elle avait acheté une seconde maison, l'avait remise en état et l'avait louée pour environ 200 dollars.

Contrairement à l'image de la star hollywoodienne, le magazine décrit une femme simple dans sa vie quotidienne et qu'elle ne vivait pas comme une star, peu attirée par le luxe ou les bijoux, davantage préoccupée par les relations humaines que par les biens matériels. Son appartement new-yorkais est décrit comme simple.

 

« Les femmes ne devraient pas trop s'inquiéter de leurs bijoux. Si vous êtes heureuse intérieurement, vous brillerez de toute façon. »

 

Présentée sans maquillage, détendue et pleine d'espoir, elle apparaît comme une femme qui envisageait encore l'avenir, loin de l'image tragique qui s'est imposée après sa mort.

Pendant les deux dernières semaines de sa vie, loin des pressions du studio, Marilyn aurait probablement connu l'une des périodes les plus heureuses de son existence.

Elle semblait plus jeune et plus belle que jamais, sans maquillage, en pantalon et en pull-over, les cheveux naturellement tombant sur les épaules.

 

Enfin, l'article insiste sur son attachement au métier d'actrice. Marilyn affirme vouloir reprendre le travail, déclarant : 

« Tout ce que je peux faire, c'est espérer qu'il puisse être un grand film. Je sais que je veux retourner travailler. Jouer est ma vie. »

 

Lors de son premier entretien avec Barris, Marilyn évoque de son enfance difficile, marquée par les familles d'accueil, et souligne combien ces expériences l'ont profondément marquée tout au long de sa vie. Marilyn explique qu'elle n'a jamais connu une enfance « normale » et qu'elle était incapable d'oublier les mauvais souvenirs de son passé.

Elle déclare notamment :

« On ne pourrait pas vraiment dire que j'ai eu ce que l'on appelle une enfance normale. »

Puis :

« On dit qu'il faut oublier les mauvaises choses de sa vie et ne retenir que les bonnes. Peut-être que cela fonctionne pour d'autres, mais pas pour moi. »

Elle évoque ensuite la famille d'accueil où elle vivait vers l'âge de huit ans et les souvenirs douloureux qui y sont associés.

 

----------

 

Ces articles ne permettent pas de répondre à toutes les questions sur les derniers jours de Marilyn Monroe mais ce sont des sources contemporaines des événements et offrent un témoignage important sur la manière dont George Barris racontait leurs dernières rencontres quelques jours seulement après la disparition de Marilyn. Leur intérêt historique réside autant dans leur contenu que dans leur date de publication.

Au fil des années, Barris raconte de plus en plus souvent les mêmes anecdotes, parfois avec des variantes. Certaines sont parfaitement cohérentes avec les documents contemporains, d'autres deviennent difficiles à vérifier. Puis, dans les années 1980 et 1990, il adhère progressivement à l'idée que Marilyn aurait été assassinée. Cette conviction influence son discours rétrospectif. C'est pour cela qu'il faut distinguer le George Barris de 1962  celui qui photographie Marilyn sur la plage et recueille ses confidences, est une source de première main et le Barris mémorialiste, trente ou quarante ans plus tard, est un témoin dont les souvenirs sont parfois influencés par le temps, par le succès de son livre (Marilyn her life in her own words, 1995)  et par sa conviction d'un assassinat.

 

 

Scans : Ebay

copyright-Boomerang_

 

4 août 2026

En souvenir de Marilyn Monroe

 

64 ans plus tard...

Les photographies demeurent.

Les magazines demeurent.

Les livres demeurent.

Le mythe demeure.

Mais derrière chaque couverture de magazine ou chaque photo se trouvait une femme qui a travaillé sans relâche pour devenir actrice.

 

En souvenir de Marilyn Monroe

1er juin 1926 – 4 août 1962

 

 

Marilyn Monroe, 1955 Actor's studio

(Michael Ochs archives)

 

 

64 years later...

The photographs remain.

The magazines remain.

The books remain.

The myth remains.

But behind every cover or every picture was a woman who worked tirelessly to become an actress.

 

Remembering Marilyn Monroe


June 1, 1926 – August 4, 1962

 

 

30 juillet 2026

08/2026 : Yours retro (Uk)

 

08/2026 : Yours retro (Uk) 

Couverture : Sam Shaw, 1953

 

Yours retro rend hommage à la vie de Marilyn Monroe avec un cahier souvenir spécial de 28 pages. À l'écran, Marilyn dégageait une aura naturelle et lumineuse qui illuminait chaque plan, mais rien ne la prédestinait à la célébrité. Après une enfance marquée par les allers-retours dans des familles d'accueil, la jeune Norma Jeane Mortenson a rêvé de gloire et s'est battue pour y parvenir, se métamorphosant en une icône mondiale de beauté et de glamour qui continue de nous fasciner plus de 60 ans après sa disparition. À l'occasion du centenaire de sa naissance, nous célébrons tout ce qui rendait Marilyn extraordinaire : sa ténacité et son sens aigu des affaires, sa générosité, son sens inné de la comédie et son style inimitable.

 

30 juillet 2026

2026 : The Opiate (Usa)

 

2026 : The Opiate (Usa) 

Couverture : art cover "Nuclear Marilyn" (George Barris, 1962 / The castle Romeo nuclear test 1954) 

 

Le magazine américain The Opiate du mois de juillet 2026 publie un article de 9 pages sur le jeu d'actrice de Marilyn Monroe dans Don't Bother to Knock (1952), en le comparant au roman dont le film est adapté, Mischief (1951) de Charlotte Armstrong.

L'auteure, Genna Rivieccio, soutient que le roman Mischief et son adaptation cinématographique Don't Bother to Knock ont contribué à créer la figure moderne de la Baby-sitter psychologiquement instable devenue par la suite un personnage récurrent du cinéma de suspense et d'horreur.

La journaliste explique que le personnage de Nell diffère profondément entre le roman et le film. Dans le livre, Nell apparaît comme une femme beaucoup plus froide, manipulatrice et dangereuse, dont les actes relèvent d'une véritable perversité. Le roman laisse entendre qu'elle a volontairement provoqué la mort de ses parents en incendiant leur maison, avant de prétendre qu'elle était somnambule. Elle se montre également cupide, violente envers l'enfant dont elle a la garde et totalement dépourvue d'empathie.

À l'inverse, Marilyn Monroe interprète Nell comme une jeune femme profondément fragile, désorientée et souffrante. Selon l'auteure, cette approche doit beaucoup à Natasha Lytess, son professeur d'art dramatique, qui lui aurait appris à jouer Nell comme une victime perdue plutôt qu'une criminelle calculatrice.

L'article établit ensuite un parallèle entre la vie de Marilyn et son personnage. Il rappelle que Marilyn avait connu très jeune les familles d'accueil et l'internement de sa mère, Gladys Baker, en hôpital psychiatrique. Cette expérience personnelle aurait permis à l'actrice d'apporter une dimension profondément humaine au personnage de Nell, en montrant la maladie mentale comme une souffrance plutôt que comme un simple signe de dangerosité.

L'auteure souligne également que le film atténue plusieurs aspects du roman afin de rendre Nell plus complexe et plus digne de compassion. Là où Charlotte Armstrong décrit essentiellement une femme inquiétante et immorale, Marilyn laisse transparaître la solitude, la confusion et la détresse psychologique.

En conclusion l'interprétation de Marilyn Monroe a influencé de nombreux thrillers ultérieurs mettant en scène des baby-sitters menaçantes. Si le thème a souvent été repris, l'auteure estime que peu d'actrices ont retrouvé le mélange de vulnérabilité et de tragédie que Marilyn apporte à Nell dans Don't Bother to Knock. Elle cite notamment The Hand That Rocks the Cradle (1992), The Babysitter (1995) ou Emelie (2015) comme héritiers de ce modèle.

 

30 juillet 2026

07/2026 : Streetwise (Usa)

 

 

07/2026 : Streetwise (Usa) 

Couverture : Frank Powolny (1953) 

Le magazine américain (Chicago) Streewise publie un article de 5 pages sur Marilyn Monroe. 

 

Publié à l'occasion du centenaire de Marilyn Monroe, cet article analyse la transformation progressive de l'actrice en icône universelle, montrant comment son image s'est peu à peu substituée à la femme qu'elle était réellement, malgré son désir d'être reconnue avant tout comme une artiste.

 

 

 

 

30 juillet 2026

2026 : Seances N°94 -(Russie)

Le magazine Russe, Séances N°94 consacre sa couverture (Milton H Greene, 1958) ainsi qu'un dossier de plusieurs pages à Marilyn Monroe. 

 

"Norma Jeane Baker est née le 1er juin 1926. Connue aussi sous le nom de Marilyn Monroe. Connue également comme l'icône absolue du monde du cinéma. L'incarnation de l'âge d'or d'Hollywood. Une star dont la mort a semblé marquer la fin de cette époque illustre. Le numéro 94 de la revue  Séances explore le cinéma et le contexte historique des années 1950, une décennie de transition. Ce fut une période marquée par de nouvelles crises mondiales, la fièvre de l'espionnage, la paranoïa et le thème du double, mais aussi par des mythes conservateurs et des films époustouflants. Alors que la figure de l'ennemi prenait forme de part et d'autre du rideau de fer, le « star-system » hollywoodien était en plein essor. Cette époque a engendré le culte de la Blonde — avant de détruire Marilyn Monroe."

 

24 juillet 2026

Marilyn Cover Girl en ligne

 

Informations aux lecteurs de ce blog

 

 

 Marilyn Cover Girl, est passé en mode privé pendant un petit mois, après avoir été plagiée sur plusieurs pages Facebook. Le temps pour moi de faire une pause pour réfléchir à la suite. 

Le plagiat ne se réglera malheureusement pas en claquant des doigts, car il existe sur terre une catégorie de personnes qui n'ont rien dans la tête, qui n'ont rien à dire par eux-mêmes, qui se contentent de pomper les autres, cela prouve que leur nombre de neurones est limité. Mais personnellement cette situation est quand même problématique pour moi. Si un jour ce blog est supprimé, vous saurez pourquoi. 

Plusieurs personnes pendant ce laps de temps se sont abonnées à mon blog (merci à ces personnes, elles ne sont pas nombreuses, cela fait plaisir) . Cette action ne devait pas être possible, le staff de Canalblog n'a pas compris non plus, c'est dire le niveau de compétence pour un service payant. Bref, c'est un autre sujet.

Je suis désolée pour un utilisateur qui se prénomme Jérôme, qui s'est abonné et qui a subit un bug, et qui a été supprimé.  

De plus j'ai appris recemment qu' il est facile pour n'importe qui de contourner la privatisation des blogs, donc j'ai préféré remettre ce blog en ligne. En attendant certains albums photos de covers de 1952 à 1962 sont privés le temps de trouver une autre solution pour un visuel plus clair. 

Merci de votre compréhension. Merci à ceux qui prennent la peine de commenter, car de nos jours c'est assez exceptionnel pour le souligner.

 

 

A note to readers of this blog

 

 

"Marilyn Cover Girl" went into private mode for about a month after being plagiarized on several Facebook pages.

I needed the time to take a break and think about what to do next. Unfortunately, plagiarism isn't something that can be fixed overnight; there is a certain breed of person out there with nothing going on upstairs—people with nothing original to say who simply rip off others—which just goes to show their limited brainpower.

Still, the situation is problematic for me personally. If this blog ever gets deleted, you’ll know why.

During that time, several people subscribed to my blog (my thanks to them—there aren't many, but it’s truly appreciated). That shouldn't have been possible; even the Canalblog staff didn't understand how it happened—which speaks volumes about the level of competence for a paid service. Anyway, that’s a topic for another time.

I’m sorry for a user named Jérôme who subscribed but was removed due to a glitch.

I also recently learned that it’s easy for anyone to bypass the "private" setting on blogs, so I decided to put this blog back online.

In the meantime, some photo albums featuring covers from 1952 to 1962 are set to private while I look for a solution that offers a clearer visual display.

Thank you for your understanding. And thank you to those who take the trouble to leave comments; these days, that’s rare enough to be worth noting.

 
 
24 juillet 2026

Mailles à la mode – Pourquoi nous tricotons à nouveau

 

Titre : Masker på mode – Derfor strikker vi igen

FR : Mailles à la mode – Pourquoi nous tricotons à nouveau

Autrice : Lone Birgitte Sønderby

Éditeur / Pays : Olivia / Danemark 

Langue : Danois

Date de publication : 2007

ISBN : 978-87-567-7779-7

118 pages, relié

Genre ; Mode 

Contenu et informations : Ouvrage consacré à l'histoire du tricot dans la mode des années 1950 à nos jours, il utilise en couverture une photographie de Marilyn Monroe tricotant dans Let's Make Love (1960). Marilyn n'y est pas le sujet principal, mais une véritable référence historique dans l'évolution de la mode du XXᵉ siècle. Un chapitre, intitulé « Marilyn Monroe som sweatergirl », lui est consacré, faisant d'elle l'un des symboles de la mode du tricot et de la célèbre image de la « Sweater Girl » des années 1950. 

 

 

 

En Title: Fashionable Knits – Why We Are Knitting Again

Author : Lone Birgitte Sønderby

Publisher / Country: Olivia / Denmark

Language : Danish

Publication Date: 2007

ISBN: 978-87-567-7779-7

118 pages, hardcover

Genre : Fashion Content and Information: This book explores the history of knitting in fashion from the 1950s to the present day; its cover features a photograph of Marilyn Monroe knitting in the film *Let's Make Love* (1960). While Marilyn is not the primary subject, she serves as a key historical reference point in the evolution of 20th-century fashion. A chapter titled "Marilyn Monroe som sweatergirl" is dedicated to her, establishing her as an icon of knitwear fashion and the famous "Sweater Girl" image of the 1950s.

 
 
16 juillet 2026

16/07/2026 : Le temps (Suisse)

 

 

 

 

16/07/2026 : Le temps (Suisse) 

Journal / Newspaper

Couverture : 1951

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marilyn Monroe, un volontarisme à toute épreuve

Par Stéphane Gobbo

CHRONIQUE. Mannequin rêvant de cinéma, Marilyn Monroe fit tourner la tête de Groucho Marx, avant de s’imposer devant la caméra de John Huston et Joseph L. Mankiewicz.

 

«I want you to help me, some men are following me.»

 

J’aimerais que vous m’aidiez, certains hommes me suivent… Une brève réplique pour une entrée fracassante dans la mythologie hollywoodienne. Marilyn Monroe a 23 ans lorsqu’elle apparaît furtivement dans La Pêche au trésor (1949), une comédie de David Miller avec les Marx Brothers. Femme fatale blond platine débarquant dans le bureau d’un détective privé, elle irradie dans une robe moulante mettant en valeur son affolant déhanché. A cette époque-là, c’est sa sixième apparition à l’écran, elle n’est qu’une starlette, un mannequin qui rêve de 7e art, et pour certains hommes une proie.

 

 

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>