Marilyn Cover Girl

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Marilyn Cover Girl 

 

 Présentation du blog

 

Bienvenue sur ce blog entièrement consacré aux couvertures de magazines, livres, catalogues, la presse en général, sur Marilyn Monroe, depuis 1946 jusqu'à nos jours. 

 

 

Welcome to this blog entirely devoted to magazine covers, books, catalogs, press in general, on Marilyn Monroe, from 1946 to the present day. 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2026

Publications 1951

 

Ben Ross, 1951

 

 

1951 l'année où Marilyn commence à s'imposer

 

 

Ernest Bachrach-1951-

Après les deux apparitions remarquées de The Asphalt Jungle et All About Eve en 1950, Marilyn Monroe aborde 1951 dans une situation assez paradoxale. Elle n'est pas une star et reste essentiellement distribuée dans des seconds rôles, mais le public commence déjà à la remarquer. Son courrier de fans augmente, les photographes et les magazines s'intéressent davantage à elle et sa présence dans la presse devient progressivement plus importante.

Marilyn tourne successivement Love Nest et Let's Make It Legal, tandis que As Young as You Feel sort en juin. En septembre, Collier's lui consacre un important portrait, signe que Marilyn commence désormais à intéresser la presse nationale au-delà des simples photographies de pin-up.

Cette photographie ci-dessus prise par Ben Ross en 1951, où Marilyn pose entourée de son courrier, illustre particulièrement bien cette période. Ross se souvenait qu'il connaissait à peine cette jeune actrice lorsqu'on lui demanda de la photographier, elle n'avait encore eu qu'un petit rôle dans The Asphalt Jungle, disait-il, mais elle recevait déjà beaucoup de courrier.

La carrière de Marilyn progresse pourtant moins vite que sa popularité. Si certains responsables de la Fox, notamment Spyros Skouras, perçoivent son potentiel, Darryl F. Zanuck reste beaucoup plus réservé à son égard. 1951 n'est pas l'année de la consécration de Marilyn, elle n'est pas encore le phénomène qui va éclater l'année suivante.

Le public semble commencer à la réclamer avant même que Hollywood ne sache véritablement quoi faire d'elle.

 

Sont comptabilisées uniquement les couvertures et back-covers de publications périodiques : magazines, revues, journaux et suppléments périodiques. Les programmes de films, brochures, catalogues et autres imprimés promotionnels sont présentés séparément (catégorie des films)  et ne sont pas inclus dans le décompte.

54 couvertures et back-covers de presse actuellement recensées pour l'année 1951 contre 34 en 1950 : .+53 % en un an. Ce compte n'est pas exhaustif et pourra être complété au fil de nouvelles découvertes.

 

Pour suivre la progression de 1951 j'ai divisé l'année en deux blocs. En sachant qu'il n'y a pas de couverture en Janvier, ni en Mars. 

 

Février / Août 1951

Septembre / Décembre 1951

 

 

 

Ci-dessous 11 couvertures et back-covers dont les mois de l'année ne sont pas précisés à l'heure actuelle. BC = Back-cover ou quatrième de couverture en français.  

 

Cocktail N°21-BC-Suède
Der neue kriminal roman-All
Ecran-BC-Chili

 

 

 

 

 

 

 

 

Hela Varlden N°25-Suède
Jllus -BC--Allemagne
Kavalkad N°11-Suède

 

 

 

 

 

 

 

 

Romanteo-BC-Grèce
Romanteo-BC-Grèce

 

 

 

 

 

 

 

 

Svenka Novellmagasinet- N°12-BC-Suède
Svenska Novellmagasinet - Nr.15-Suède

 

21 septembre 2026

Publications 1950

Portrait Frank Powolny-20th century Fox-

 

Marilyn cette année là ....

MGM Press book

En 1950, Marilyn Monroe n'est pas encore une vedette. Après plusieurs années de petits rôles et de contrats sans lendemain, elle continue de chercher sa place à Hollywood. Elle apparaît cette année-là dans plusieurs films, parmi lesquels A Ticket to Tomahawk, The Fireball et Right Cross, mais ce sont deux seconds rôles, pourtant très courts, qui vont véritablement compter dans son ascension : The Aspahlt jungle de John Huston, puis quelques mois plus tard, Joseph L. Mankiewicz lui confie un petit rôle dans All about Eve.  

Ces deux films ne font pas encore de Marilyn une star, mais ils constituent une étape essentielle;  À la fin de l'année, sa situation professionnelle change profondément lorsque la 20th Century-Fox lui accorde un nouveau contrat à long terme.

Les couvertures de presse recensées pour 1950 témoignent donc d'une période de transition. Marilyn est déjà suffisamment remarquée pour apparaître dans la presse américaine et étrangère, mais sa présence médiatique reste encore relativement limitée; 

Sont comptabilisées uniquement les couvertures et back-covers de publications périodiques : magazines, revues, journaux et suppléments périodiques. Les programmes de films, brochures, catalogues et autres imprimés promotionnels sont présentés séparément (catégorie des films)  et ne sont pas inclus dans le décompte.

34 couvertures et back-covers de presse actuellement recensées pour l'année 1950. Ce compte n'est pas exhaustif et pourra être complété au fil de nouvelles découvertes.

 

Les couvertures sont classées par mois de l'année, (clik sur le lien) 

 

1950

 

Janvier / Février / Mars 1950

Avril /Mai/Juin 1950

Juillet /Août/ Septembre 1950

Octobre/Novembre/Décembre 1950

 

 

Publications 1950 sans date précise 

 

5 couvertures actuellement datées de 1950, mais dont le mois reste à déterminer.

 

Secretos-Argentine

 

 

50/51 Yoru no Shinbun-Japon
Delphin roman-Allemagne
Fotos -Espagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1950 Paris Tout bas...France

 

18 septembre 2026

07/1954 : Picture Scope (USA)

 

07/1954 : Picture Scope (USA)

 

 

 

 

Il est compliqué de créditer chaque photo de cette séance de Marilyn Monroe

Frank Powolny / Bert Reisfeld / Nick de Morgoli les attributions sont variables selon les sources. Frank Powolny est directement cité dans cet article consacré à cette séance et à la manière dont Marilyn posait devant l'objectif, mais le texte ne lui attribue pas explicitement chacune des photographies reproduites.

Ce reportage nous montre bien comment Marilyn Monroe connait parfaitement son image et comment elle travaille pendant une séance photo. Le photographe Frank Powolny décrit une professionnelle qui sait poser, produit elle-même des idées et nécessite peu de direction.

Autre article du même style, avec le témoignage de Powolny avec la même séance photos, publié dans le magazine People Today, du 2 décembre 1953   : MM's Trade Secrets.  

 

 

 

Je voudrais une fille exactement comme celle qui a épousé ce bon vieux Joe… 

 

 

Les légendes des photos 

 

En haut à gauche : « Et comme ça ? » demande Marilyn au photographe.

Sous la grande photographie centrale :

« Essayons avec le bras juste un peu plus en arrière », suggère le photographe. Marilyn accepte.

Au-dessus de la grande photo avec l'ombrelle :

Cette photographie inhabituelle résulte du passage d'un technicien devant l'appareil au moment où Marilyn préparait sa pose.

Page de droite :

Le maillot de bain rouge est son préféré pour les photos publicitaires. L'ombrelle et la bouche entrouverte étaient ses propres idées.

Et sous la photographie de droite :

Marilyn affirme qu'elle se met le mieux en valeur le dos tourné, la tête légèrement inclinée.

 

 

Traduction de l'article 

 

Une femme peut n'être qu'une femme, mais lorsqu'il s'agit de Marilyn Monroe, elle devient un événement fait sur mesure et taillé pour attirer les regards.

"Marilyn Monroe, dit Frank Powolny, est ce qu'on pourrait appeler une “naturelle” devant la caméra."

Frank, responsable des photographies de plateau à la Fox à Hollywood, poursuit en expliquant que Marilyn, contrairement à de nombreux mannequins professionnels de premier plan, n'a besoin que de très peu de conseils ou de directives une fois qu'elle se trouve devant l'objectif.

Même si elle peut -et c'est généralement le cas- arriver en retard, elle a toujours suffisamment d'idées personnelles pour constituer une série de photographies digne d'intérêt. Une vingtaine de clichés par heure constitue à peu près son rythme moyen. C'est l'une des raisons pour lesquelles les photographes de plateau peuvent travailler avec elle aussi rapidement.

C'est également une jolie manière de gagner sa vie pour une fille qui s'est hissée au premier rang des femmes les plus courtisées du monde -et qui tient le premier rôle dans les rôles de « blonde idiote ».

Mais loin d'être idiote, la ravissante épouse de Joe DiMaggio est particulièrement avisée lorsqu'il s'agit de photographies. Vingt clichés en une heure, ce n'est pas peu.

"Ce qui est merveilleux chez Marilyn, ajoute Powolny, c'est que le succès ne l'a pas changée. Elle reste aussi naturelle et aussi insouciante -aussi joyeuse et pleine de vie - que la première fois que je l'ai rencontrée.

Si ce que vous dites est vrai, qu'elle cherche toujours à plaire, ce serait là la sous-estimation du siècle. Parce qu'elle est tout simplement faite ainsi naturellement.

Les photographies que vous voyez ici, comme celles qui ont rendu Marilyn célèbre, ont été prises entre deux poses et mettent réellement en valeur son naturel -celui dont ce bon vieux papa avait l'habitude de s'extasier."

 

 

16 septembre 2026

29/01/1947 : Baby-Sitter

 

 

Norma Jeane Dougherty signe son premier contrat avec la  Twentieth Century-Fox corp. le 23 juillet 1946.

Le 3 décembre de la même année, elle change son nom en Marilyn Monroe.

 

Le 30 décembre 1946, Harry Brand chef de service de publicité pour la Twentiteh Century Fox, rédige une biographie qui sera diffusée dans la presse afin de promouvoir la nouvelle recrue du studio. 

Cette biographie romancée n'était pas un traitement réservé à Marilyn Monroe. La fabrication de récits simplifiés ou fictifs autour de la "découverte" des jeunes actrices et acteurs constituait une pratique courante du système publicitaire hollywoodien. Dans le cas de Marilyn Monroe, la Fox substitua à son véritable parcours de mannequin un récit beaucoup plus conforme au conte de fées hollywoodien : celui d'une ravissante baby-sitter remarquée par hasard et transformée en star par le studio, dans lequel sa vraie trajectoire est remplacée par une rencontre providentielle. 

 

1947 01 29 Los Angeles Herald Examiner

"Marilyn Monroe, jeune comédienne Hollywoodienne, âgée de dix-huit ans (en réalité elle a vingt ans), est promue comme la nouvelle Lana Turner. Miss Monroe ne voulait pas être actrice, et envisageait une carrière de secrétaire après avoir obtenu son diplôme à la Van Nuys High School.

Alors qu'elle travaille pour la défense nationale, elle est découverte par des officiers en charge de l'armée qui lui proposent de faire des films pour l’armée. Par la suite, elle sert de  modèle aux photographes et figure sur de nombreuses couvertures de magazines.  C'est en se rendant chez un recruteur de talents de la Twentieth Century-Fox corp.pour faire du baby-sitting pour arrondir ses fins de mois, que ce recruteur est frappé par sa beauté et lui propose de faire un bout d'essai en noir et blanc, puis en couleur. Ces bouts d'essai sont tellement bons, qu'il est décidé de l'engager sur le long terme. "

 Cette biographie contient des renseignements personnels :

"Marilyn Monroe adore manger, monter à cheval, faire du yachting, mais a tendance à souffrir du mal de mer. Elle écrit des poèmes mais ne veut les montrer à personne, adore la musique, du classique au Boogie-Woogie. Son passe temps favori est la photographie, avant d'entamer sa carrière cinématographique, elle voulait photographier des bébés animaux, les chatons, les chiots, etc, déteste le désordre, les conducteurs négligents, les endroits fermés et la musique country" 

Les éléments dits essentiels de cette biographie : 

vrai nom : Norma Jeane Daugherty, née à Los Angeles,  le 1er juin, Mère nourricière Mrs. E.s Goddard, Père nourricier : E.S; Goddard,. Taille, 1,61. Poids : 59 kilos. Cheveux blonds, yeux bleus. Études : Emerson JR. High, Van Nuys High School. (Californie) 

 

(ci-dessus extraits de la biographie)

 

 

 

Photo 20th Century Fox- F999-S-21

 

30/01/1947 LA times
30/01/47 Daily News

 

 

A partir du 29 janvier 1947 jusqu'au mois de février paraissent dans la presse nationale américaine de nombreux petits articles de Marilyn Monroe qui la présentent comme une Baby-Sitter qui vient d'être engagée par la Fox. Une série de photos de Marilyn Monroe en maillot de bain deux pièces blanc est réalisée afin d'illustrer cette mini biographie fictive.

 

 

06 février 1947-Chicago Record

 

 

Le 1er juin 1947, le jour de ses vingt-et un ans, Marilyn Monroe est en couverture Sunday World Herald magazine. On y voit Marilyn faisant du Baby Sitting et posant avec des bébés jumeaux. L'histoire de la baby Sitter est alors parfaitement documentée,  dans une autre mise en scène photographique réalisée par David Cicero,

 

 

 

1947 06 Sunday world herald magazine / USA

 

19/04/1947 Pix (Australie)

Cette fiction biographique n'était pas seulement contenue dans une fiche de publicité interne de Harry Brand. elle a été reprise et mise en images par la presse internationale dès les débuts de Marilyn à la Fox.

 

 16 février 1947, le magazine américain Parade, explique que Marilyn a été remarquée par un "recruteur". 

 19 juin 1947 le magazine français Nuit et jour nous raconte l'histoire de cette "nourrice en location : la vedette Marilyn Monroe pendant trois heures par jour soigne les enfants des autres." 

5 Juillet 1947, le magazine espagnol Fotos, reportage de deux pages : "de Baby-sitter à actrice de cinéma"

19 avril 1947 : Le magazine australien Pix (photo ci-contre) présente Marilyn Monroe comme la nouvelle Lana Turner. 

26 juin 1947, c'est au tour du magazine Puerto Rico Illustrado de nous raconter l'histoire de Marilyn Monroe une Cendrillon moderne, une "nounou" qui devient star de cinéma. 

Le 7 août 1947, le magazine français Intimité Véronique reprend une partie de la biographie fictive. 

En décembre 1947 c'est le magazine américain True experiences publie un article dont le titre est : 

 

Baby Sitter 

 

True experiences, 12/1947

Lorsque Marilyn Monroe, âgée de dix-huit ans, fut appelée pour « garder » un bébé au domicile d'un acteur de la 20th Century-Fox et de sa femme, ce n'était pour elle qu'un travail comme un autre.

Le réalisateur jeta un coup d'œil à cette « baby-sitter » remarquablement jolie, chez qui sa femme et lui avaient prévu d'aller dîner ce soir-là, et se mit à réfléchir à la possibilité de faire entrer Miss Monroe au cinéma.

Le passage de Marilyn, de « baby-sitter » à actrice sous contrat, fut signé, et le travail nécessaire pour transformer une baby-sitter en vedette est maintenant en cours.

À propos de Marilyn : elle suit des cours d'art dramatique, de diction et de danse, des cours de chant, et toutes les disciplines que l'on enseigne à l'école de formation du studio - et elle pense toujours qu'elle était excellente comme baby-sitter !

Légendes des photos : 

Sous la photographie avec les deux enfants :Marilyn s'est bien amusée à garder les jumeaux Metzler- Dick et Eric.

À droite : Elle travaille sa diction avec son coach dramatique en parlant comme un bébé.

Et sous la photographie du screen test de Marilyn  : Les débuts de Marilyn à l'écran auront lieu dans Scudda Hoo, Scudda Hay."

 

 

Cette biographie romancée de Marilyn Monroe va évoluer avec le temps, elle sera réécrite le 7 février 1951 toujours par Harry Brand, pour la Fox. Une autre biographie est rédigée en novembre 1951 par Perry Leiber pour la RKO. 

En 1951 progressivement, Marilyn Monroe semble reprendre possession d'une biographie que les studios avaient jusque-là écrite à sa place. 

À mesure que sa célébrité grandit en 1952, Marilyn Monroe n'est plus  la Baby-sitter providentiellement découverte, ni une orpheline de conte de fées sorte de Cendrillon moderne. Les récits promotionnels commencent à céder la place à une histoire qu'elle raconte désormais elle-même, tout en omettant de tout dire. Cette réappropriation intervient à un moment décisif. Quelques mois plus tard, Marilyn Monroe n'est plus une jeune actrice que l'on cherche à faire connaître, mais une star dont chaque élément du passé devient matière à récit. 

 

copyright: Boomerang_

 

16 septembre 2026

02/1953 : Movieland (Usa)

 

 

02/1953 : Movieland (Usa) 

Couverture : Jane Powell 

 

Pour la Saint-Valentin, le magazine publie plusieurs photos couleurs d'actrices, dont une pleine page de  Marilyn Monroe photographiée par John Florea en 1950. 

 

John Florea

 

15 septembre 2026

08/1952 : Movies (Usa)

 

08/1952 : Movies (Usa) 

Couverture : Janet Leigh

 

 

 

Photos du reportage sur Marilyn : Mel Traxel 

 

Ce reportage de 4 pages dans le magazine Movies, nous permet de suivre Marilyn Monroe sur une journée quand elle ne travaille pas. On nous montre une femme active, qui fait quotidiennement de l'exercice (les photos sont mises en scène pour illustrer le thème du reportage), travaille comme actrice, suit deux soirées de cours d'interprétation dramatique par semaine, prend un cours de danse, suit une formation universitaire à UCLA, passe des heures à faire des recherches en bibliothèque, gère un courrier international considérable sans compter ses obligations professionnelles. Les éléments permettant de comprendre qu'elle est travailleuse et intellectuellement curieuse sont déjà là, noir sur blanc, dans les magazines contemporains. Ils ne sont pas une reconstruction biographique apparue vingt ou trente ans après sa mort.

 

 

 

 

Comment suivre le rythme de Marilyn 

 

Quand Marilyn travaille, il est facile de savoir où elle se trouve ; mais pendant ses jours de repos, cette blonde explosive mène un emploi du temps effréné, et il n'est pas facile de la suivre...

 

Photos : Mel Traxel

 

Légendes des photos

 

En haut page de gauche : 

La jeune femme qui fait saliver tous les loups d'Hollywood est Marilyn Monroe, une jeune femme bien faite qui entretient sa silhouette grâce à des exercices quotidiens avec des poulies et des haltères. Qui peut se permettre de prendre du temps pour une telle corvée, alors qu'elle est tellement sollicitée ?

Photo en haut à droite page de gauche : Originaire de Los Angeles, Marilyn a fréquenté l'University and Van Nuys High Schools, a passé ses années de guerre dans une usine d'assemblage d'avions.

Photo de Marilyn au téléphone, page de gauche : Marilyn vit dans un petit appartement d'une seule pièce au Beverly Hills Hotel ; deux murs sont marron, les deux autres blancs. Elle possède un téléphone intégré dans un petit meuble recouvert de peinture rose.

Photo en bas à gauche, page de gauche : Le courrier des admirateurs qu'elle adore, et elle reçoit beaucoup de courrier de fans, principalement de Corée et des pays d'Extrême-Orient,  avec énormément de propositions de mariage dans chaque lot. Le téléphone sonne constamment, mais pour l'instant, Marilyn est trop occupée pour répondre à des appels ou pour penser au mariage.

 

Photos : Mel Traxel

 

Suite, Marilyn et son Henrietta Award : 

Le bien le plus précieux de Marilyn est son « Henrietta » (à gauche), qui lui a été décerné par la Foreign Press Association.

Non satisfaite de son emploi du temps chargé (deux soirs par semaine, Marilyn étudie l'interprétation dramatique ; un soir, elle suit des cours de danse), le jeudi, elle assiste également à une séance de huit heures à l'U.C.L.A., dans le cadre du cours d'extension « Building of Backgrounds in Literature » ; elle passe des heures à la bibliothèque à faire des recherches sur le sujet.

 

Photos de Marilyn chez le dentiste : Maintenant que la 20th Century-Fox réalise quelle personnalité exceptionnelle elle a (le studio l'avait autrefois laissée partir), Marilyn passe quatre jours sans rien manger. Pas de problème : le Dr Marten, dentiste.

Les dents entièrement nettoyées par le Dr Louis Armann, Marilyn termine l'après-midi en rangeant un Will Wright's hot fudge sundae. Elle adore ça !

 

Photo de droite (Marilyn en 1951 à la soirée des Oscars) : 

Pour les premières et les grandes soirées, Marilyn revêt des robes très décolletées, attire tous les regards et reçoit toutes sortes de propositions.

Lorsque Joe DiMaggio était à Hollywood, elle sortait avec lui ; elle fréquente également Vince Edwards, mais seulement comme ami.

 

 

13 septembre 2026

 

Daily Bulletin, 18 octobre 1952

 

 

Mel Heimer (1915–1971) était un journaliste, chroniqueur et écrivain américain. Il travaillait pour King Features Syndicate et lança en 1947 sa chronique My New York, qui était ensuite publiée dans de nombreux journaux américains. 

En octobre 1952 Marilyn Monroe est en train d'exploser médiatiquement. Apparaît déjà dans la presse un récit qui explique que le succès pourrait lui monter à la tête. 

Heimer commence par raconter qu'il avait précédemment écrit un article désobligeant sur Marilyn dans lequel il soupçonnait la jeune star de lire sa propre presse et de commencer à se croire importante. Puis Ava Gardner, qui explique ne pas connaître personnellement Marilyn, lui répond de manière très subtile, que la presse contribue à fabriquer une star, puis lui consacre des colonnes entières dans les journaux, tout Hollywood lui répète qu'elle est importante et la presse finit par lui reprocher de finir par le croire.  

La presse participe à fabriquer le phénomène Marilyn, puis lui reproche certains des effets du phénomène qu'elle a elle-même contribué à créer.

Ava Gardner résume remarquablement la célébrité : tout le monde vous regarde, tout le monde vous juge, tout le monde parle de vous, et ensuite on vous reproche éventuellement d'avoir fini par prendre conscience que tout le monde vous regarde.

Les trajectoires d'Ava et Marilyn s'étaient déjà croisées à plusieurs reprises avant 1952, sans que l'on puisse établir une véritable amitié entre elles. Ava semble plutôt parler ici comme une collègue qui reconnaît chez Marilyn les effets d'une célébrité qu'elle a elle-même expérimentés.

 

 

 

Ava Gardner voit d'un mauvais œil les feux de la rampe.

Par Mel Heimer

 

 

 

New York - Miss Ava Gardner, une jeune femme aux yeux verts, sans maquillage, vêtue d'une jupe rayée marron et noire et d'un chemisier jaune, et affichant une intelligence aimable qui contrastait fortement avec son maquillage de cinéma sophistiqué, posa son sandwich aux œufs et prit aussitôt la défense de Marilyn Monroe.

Nous étions assis dans sa suite du Hampshire House, et le maître des lieux, un chanteur (Frank Sinatra), venait de sortir.

Miss Gardner avait lu les remarques plutôt sombres que j'avais faites à propos de Miss Monroe, dans lesquelles je soupçonnais Marilyn de lire les coupures de presse qui lui étaient consacrées et de s'être mise à se considérer comme quelqu'un d'important.

« Écoutez », dit Mrs Sinatra. « Je ne suis pas vraiment en train de défendre Marilyn, parce que, pour commencer, je ne la connais pas. Mais arrêtez-vous un instant et réfléchissez. Avez-vous jamais connu un métier au monde comparable au cinéma pour vous monter à la tête ?

C'est un métier dans lequel tout le monde, dans le pays, vous connaît, et certains pensent que vous êtes ce qui est arrivé de plus extraordinaire depuis… je ne sais quoi. Il est extrêmement facile de finir par penser que c'est le seul métier qui compte au monde et que vous y êtes l'une des personnes les plus importantes. »

Cela a même failli arriver un jour à Miss Gardner. C'est assez surprenant, car Miss Gardner n'est guère impressionnée par son statut de reine du cinéma ; elle pense qu'elle pourrait mériter vingt ans de prison pour la manière dont elle a joué certaines scènes dans The Snows of Kilimanjaro et elle possède ce qu'elle appelle un manque total de confiance en ses capacités.

 

« Pourtant, lorsque je suis allée en Espagne il y a quelque temps pour tourner un film, je me suis réveillée un matin et j'ai soudain réalisé que je n'avais pas lu les chroniques de potins sur le cinéma - parce qu'il n'y en avait pas.

Alors je me suis arrêtée, glacée, en me rappelant que, pendant des mois, chaque matin en me levant, la première chose que je regardais, c'étaient ces chroniques. Avant même la première page du journal.

Croyez-moi, j'étais vraiment passée tout près de me mettre à croire que j'étais importante. »

 

Pour Ava, c'est particulièrement difficile pour les femmes.

« C'est une façon terriblement éprouvante de gagner sa vie et, si vous voulez avoir une quelconque vie de famille, comme les femmes en ont envie, vous êtes fichue, dit-elle.

Vous transpirez toute la journée sur le plateau et vous rentrez chez vous trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. Et si vous sortez malgré tout… vous vivez dans la vitrine de Macy's. »

Son beau visage plein de vie prit une expression un peu sombre.

« Sauf moi, ajouta-t-elle. Je travaillerai sur les plateaux, j'aiderai à faire la publicité de mes films et tout le reste - mais, bon sang, ma vie privée m'appartiendra. Je le jure. »

Pour Ava, si vous possédez la moindre sensibilité, vous finissez forcément par avoir des ennuis à cause de cette impression de vivre constamment dans la vitrine de Macy's.

« C'est pour cela que Frank et moi avons parfois eu des difficultés avec la presse, dit-elle avec un petit sourire. Nous sommes tous les deux assez sensibles et nous avons une légère obsession pour notre vie privée. Nous avons accepté de jouer le jeu avec les journaux jusqu'à un certain point, mais parfois nous estimons qu'ils vont trop loin. Alors nous nous mettons en colère et ça finit en dispute. »


J'ai demandé à Miss Gardner si elle pouvait me dresser une liste des stars de cinéma qui semblaient avoir gardé les pieds sur terre malgré leur succès.

Elle dut réfléchir un peu, mais finit par en citer quelques-unes. Van Heflin arrivait tout en haut de la liste.

« Van est acteur et il joue tout le temps la comédie, dit-elle, mais c'est le type le plus adorable et le plus gentil du monde et, croyez-moi, il porte toujours la même taille de chapeau. »

Clark Gable et Robert Taylor, ajouta Ava, sont eux aussi des hommes qui ne semblent pas lire avec trop d'attention les coupures de presse qui leur sont consacrées.

Elle eut davantage de difficultés à trouver des femmes qui étaient parvenues à rester saines d'esprit dans ce métier complètement fou, mais elle finit par citer Esther Williams et Lana Turner.

« Maintenant, ne riez pas parce que j'ai cité Lana, dit-elle. Je pense qu'elle aurait connu toutes ses difficultés sentimentales et conjugales même si elle n'avait pas travaillé dans le cinéma. En réalité, au fond d'elle-même, c'est l'une des filles les plus gentilles et les plus simples qui soient.

Pendant son récent séjour à New York pour la première de The Snows of Kilimanjaro, Ava reçut la visite de son neveu de vingt ans, venu de Caroline du Nord.

Il supporta ce rythme pendant environ une journée. Finalement, il explosa :

« Bon Dieu ! Comment peux-tu supporter cette course de rats ? »

Ava me raconta l'anecdote, puis me regarda.

« Comment faisons-nous, d'ailleurs ? » demanda-t-elle d'un air sombre.

 

13 septembre 2026

12/1953 Movie Stars Parade (Usa)

 

12/1953 Movie Stars Parade (Usa) 

Couverture : Janet Leigh

 

 

 

Contenu : article de deux pages sur Marilyn Monroe sur le tournage de La rivière sans retour. Les photos ne sont pas créditées dans le magazine. Le ou la journaliste n'est pas identifié. 

 

Très ancré dans les normes sociales du début des années 1950, ce petit portrait est ouvertement sexiste. Dès sa première phrase, il rappelle cette vieille idée selon laquelle "une femme ferait mieux de garder la bouche fermée", avant de réduire largement Marilyn à son pouvoir de séduction, son corps et l'effet qu'elle produit sur les hommes. Marilyn Monroe explique clairement qu'elle veut être une bonne actrice et qu'elle est heureuse d'être une femme. Le (ou la) journaliste nous explique que c'est un paradoxe typiquement Monroe, alors qu'il n'y a aucun paradoxe dans cette affirmation. L'auteur crée un paradoxe parce que sa façon de penser et les normes sociales de l'époque supposent qu'être une actrice ambitieuse et une femme accomplie sont deux aspirations potentiellement incompatibles. Plus révélatrice encore est la conclusion, qui présente comme inévitable le choix qu'elle devrait un jour effectuer entre carrière et bonheur conjugal. 

 

 

M-M-M- c'est pour Marilyn 

 

On dit qu'une femme ferait mieux de garder la bouche fermée. Mais Marilyn Monroe, la femme la plus sensuelle à charmer les hommes depuis Ève, a fait fortune en gardant la sienne ouverte. 

 

Peu de reines du cinéma ont été capables de vendre au public une telle quantité de marchandises grâce à leur seule beauté. Mais Marilyn Monroe, relativement nouvelle venue, n'a eu qu'à sourire, bouche ouverte, pour que les hommes commencent à fondre et que les femmes se précipitent sur leur bouteille de peroxyde.

Née Norma Jean Baker à Los Angeles il y a vingt-sept ans, elle a défendu son calendrier de nus, son audacieuse façon de s'habiller et son mariage d'enfance avec une franchise qui lui a valu aussi bien des reproches que de l'admiration.

Mais si son comportement peut prêter à controverse, la puissance de son sex-appeal, elle, ne l'est pas. Son attaché de presse affirme "qu'elle est sexy même lorsqu'elle respire".

Un photographe l'a un jour entendue déclarer : " Elle réagit plus volontiers à un appareil photo qu'à une bobine de film." Ses admirateurs ajoutent qu'ils se contenteraient parfaitement de la regarder marcher.

Que pense Marilyn de tout ce tapage ? Une réaction typiquement paradoxale à la Monroe :

" Je veux être une bonne actrice", dit-elle,  "puis je suis simplement heureuse d'être une femme."

Peu de femmes ont réussi à concilier les deux avec succès et, inévitablement, Marilyn devra choisir entre une carrière et le bonheur conjugal. Peut-être qu'avec Joe DiMaggio, elle a déjà fait son choix.

 

Légendes des photos 

 

Page de gauche photo avec Mitchum et Winters : Sur le tournage canadien de River of No Return, son partenaire Bob Mitchum sauva Marilyn de la noyade. À proximité, Shelley Winters faisait du ski à Moose, en Saskatchewan.

Photo du milieu Marilyn seule : Bien qu'elle ait subi une grave blessure à la jambe, Marilyn insista pour continuer à tourner. Taille : 1,66 m, 53,5 kilos ; poitrine 92,7 cm ; taille : 58,4 cm; hanches : 94cm. 

Photo de droite : Marilyn en train de lire : Actuellement, Marilyn étudie la danse d'interprétation, le métier d'acteur, l'histoire et suit un cours de littérature anglaise à l'U.C.L.A.

Page de droite : Elle joue au solitaire seulement après le départ de Joe. D'habitude, elle aime nager et s'entraîner avec des haltères.

 

12 septembre 2026

12/1953 : Movie Life (Usa)

 

 

12/1953 : Movie Life (Usa) 

Couverture crédit : Marilyn Monroe par Trindl et Woodfield 

 

 

 

 

 

 

Contenu : Le magazine Movie Life publie un reportage de plusieurs pages sur diverses acteurs qui tournent à Banff au Canada : Stewart, Monroe, Laff et Winters. Le reportage sur Marilyn Monroe  pendant le tournage de La rivière sans retour contient deux pages. La grande photo couleur est de John Vachon. Les photos du reportage ne sont pas créditées. 

 

 

 

 

Aventures canadiennes

Le mauvais temps et la blessure à la cheville de Monroe ont ralenti le tournage de son film.

 

 

Photo ci-contre : Elle séjournait au Banff Springs Hotel lorsque l'équipe ne tournait pas. Son entorse à la cheville inquiétait le studio : la présence de Marilyn était requise pour toutes les scènes du film de la 20th Century Fox, Rivière sans retour. Son petit ami, Joe DiMaggio, est resté avec elle pendant une semaine. Après son départ, ils ont continué à communiquer par courrier. La rumeur court qu'ils se seraient déjà mariés.

 

Photo ci-dessus : 

Le maillot de bain était un accessoire dont Marilyn n'avait pas besoin ! Trois films étant tournés au même endroit, les stars se côtoyaient de près ; certaines logeaient dans le même hôtel et dînaient ensemble la plupart du temps.

 

 

 

Le travail devant la caméra toute la semaine ne laissait que le dimanche pour la lessive. Le temps a été si mauvais durant les deux dernières semaines de présence de l'équipe que le réalisateur a failli interrompre la production. Dans le film, Marilyn incarne une beauté de saloon et interprète deux chansons. Sa prestation vocale dans Les Hommes préfèrent les blondes lui a valu un contrat d'enregistrement chez RCA.

 

 

 

Une photo pleine page de l'affiche de Comment épouser un millionnaire 

 

 

11 septembre 2026

08/1951 : Television and Screen guide (Usa)

 

08/1951 : Television and Screen guide (Usa) 

Couverture : Tony Curtis 

Contenu : article de 4 pages + une grande photo pleine page en couleur.

Il n'y a pas de crédit des photos à l'intérieur du magazine.

 

 

Cet article de février 1951 nous parle de la vie de célibataire de Marilyn Monroe quand elle vivait au au Beverly Hills Carlton Hotel.  Le magazine pose dès la première ligne une image de femme moderne, indépendante, mais contrôlée selon les normes de l'époque. La solitude est présentée comme acceptable et non menaçante-tant qu'elle reste temporaire en supposant toujours l'idée d'un futur mariage. Le texte insiste sur son enfance difficile, ce qui est une sorte de stratégie classique des magazines de cette époque pour justifier son indépendance sans remettre en cause les normes sociales. Le journaliste nous décrit le décor de son appartement au "luxe modéré", ce qui nous renvoie l'image d'une actrice accessible et presque ordinaire. L'article nous présente une Marilyn cultivée, qui aime lire et écouter de la musique, ce qui contraste volontairement avec son image publique de Pin-up. Le rapport à l'argent est également évoqué : Marilyn est présentée comme une femme indépendante mais raisonnable et disciplinée. Le texte nous montre clairement son ambition artistique réelle, celle d'une actrice qui veut être prise au sérieux. Ce dernier point rejoint un autre texte publié dans Modern screen en fevrier 1951 : I was an orphan (J'étais orpheline).

 

 

Vie à la maison d’une célibataire hollywoodienne

La liberté -et le fait d’avoir un endroit où être seule avec ses pensées -comptent beaucoup pour Marilyn Monroe. C’est pourquoi elle vit seule- et aime ça.

 

 

 

Résumé de l'article : 

 

Quand une jeune actrice d’Hollywood réussit suffisamment pour quitter un foyer ou un dortoir, elle s’installe généralement dans une petite maison de banlieue et y crée une atmosphère chaleureuse.
Mais pas Marilyn. Elle vit seule. Et elle insiste : « C’est ainsi que j’aime vivre. »

Une enfance difficile et solitaire lui a appris la valeur de l’indépendance. Elle a donc décidé d’organiser sa vie en conséquence. Elle est, à tous points de vue, une “bachelor girl” moderne.

Un élément essentiel de son indépendance est son appartement moderne, situé près des studios de la 20th Century Fox, où elle est sous contrat et travaille actuellement sur un film intitulé A WAC in His Life.

L’appartement n’est pas luxueux. Le salon possède de grandes fenêtres laissant entrer la lumière et donnant une impression d’espace. Les murs sont dans des tons doux -gris et vert pâle- et le mobilier est moderne et simple. Un tapis gris argenté couvre le sol. Un grand canapé bas occupe la pièce, parfait pour s’allonger. Marilyn dit que cela donne l’impression d’avoir « presque un hectare de lit ».

Des lampes élégantes, des reproductions de tableaux célèbres et des plantes complètent la décoration.
Même si des étagères étaient fournies, Marilyn en a ajouté pour ses livres. Les livres, magazines et disques sont les seules choses qu’elle accumule. L’appartement comprend une cuisine, une chambre, un dressing spacieux. L’immeuble offre aussi une piscine et des services pratiques.

Marilyn choisit ses vêtements avec soin :


« Je n’aime pas les vêtements intermédiaires. Je veux soit du simple et confortable, soit du très habillé. »

Elle essaie de gérer son budget, même si elle reconnaît ne pas être très douée avec les chiffres. Elle préfère acheter peu mais bien. Marilyn ne cuisine pas beaucoup. Elle prend des repas simples et mange souvent à l’extérieur. Elle aime lire, écouter de la musique et rester tranquille chez elle.

Marilyn pense qu’une femme doit apprendre à vivre avec elle-même avant de vivre avec quelqu’un d’autre.

Elle explique qu’elle a été très timide et qu’elle apprend peu à peu à s’affirmer. Le métier d’actrice lui permet d’exprimer son véritable moi. Elle dit qu’elle apprend à se comprendre grâce à cela.

Malgré sa vie occupée, Marilyn apprécie profondément ses moments de solitude.
Cette indépendance lui permet de réfléchir, de travailler sur elle-même et de construire sa propre identité.

 

 

Dans le magazine une grande photo couleur de Marilyn Monroe en maillot de bain à la plage,en 1950, photographie non créditée dans le magazine, mais dont le photographe est Joseph Hepner. . 

 

 

9 septembre 2026

09/2026 : Harvard Lampoon (Usa)

 

09/2026 : Harvard Lampoon (Usa) 

 

The Harvard Lampoon magazine publie un cyborg de Marilyn Monroe (The seven year itch)  en couverture de leur numéro de septembre 2026, en parodiant le magazine The Hollywood reporter. 

Pour lire le numéro en ligne c'est : ICI

Il n'y a aucun article sur Marilyn Monroe dans ce magazine de 24 pages. 

 

09/2026 The Harvard Lampoon (Usa)

 

7 septembre 2026

09/08/1952 : Weekend Picture magazine( Canada)

 

09/08/1952 : Weekend Picture magazine( Canada) 

Couverture : Marilyn Monroe par Jock Carroll

 

 

Weekend picture magazine était distribué au Canada sous plusieurs titres différents, selon le journal pour lequel il était affilié. (Clique sur le lien pour voir les versions différentes) Le contenu était identique. 

 

 

 

 

 

 

Les réparties de Marilyn Monroe dans cet article sont souvent très drôles. Jock Carroll raconte  une amusante scène entre Marilyn et Richard Allan, son amant dans Niagara. Allan lui propose, sous prétexte de préparer leur prochaine scène, de "répéter" leur long baiser passionné. Marilyn lui répond qu'elle ignore quelle expérience il possède en la matière, mais qu'elle-même n'a pas besoin de s'entraîner. Difficile de savoir quelle part de cette scène relève d'un véritable flirt, d'un jeu entre les deux acteurs ou de la mise en scène narrative de Carroll. L'anecdote est d'autant plus intrigante que des témoignages beaucoup plus tardifs font état des relations homosexuelles de Richard Allan, mais rien ne permet toutefois d'en déduire avec certitude son orientation exclusive, ni ce que Marilyn en savait.

Puis, l'air innocent de Marilyn feignant de connaitre véritablement le sens du surnom qu'on lui a attribué : AC/DC qui signifie littéralement courant alternatif/courant continu.  

Sur le lit de Marilyn, le journaliste note la présence de deux livres : "Letters to a Young Poet". et surtout "The  Thinking body". Jock Carroll ne voit qu'une occasion de faire un jeu de mots :" l'idée de Miss Monroe pensant avec son corps était intrigante". Mais, il passe à côté du sujet. Le livre de Todd parle d'un corps intelligent et sensible, capable de traduire les émotions avant même les mots. Ce livre n'est pas un ouvrage de beauté, c'est un traité de psychologie du corps qui montre que Marilyn s'intéressait déjà à la dimension expressive du mouvement, bien avant son immersion à l'Actors Studio. Le journaliste, lui, n'y voit qu'un prétexte à un jeu de mots sur son " corps pensant".

A la fin de l'article sont retranscrites deux phrases qui sont des citations très connues de Marilyn : "Je m'habille pour les hommes" et  "Ça ne me dérange pas que ce soit un monde d'hommes, du moment que je peux y être une femme." Deux phrases qui expriment et revendiquent la possibilité d'exister, d'agir et de choisir en tant que femme sans pour autant devoir renoncer à sa féminité pour le faire. Une affirmation d'identité et d'autonomie. 

Copyright:Boomerang_

 

Marilyn n'est pas si menaçante

Par Jock Carrol 

 

 

légende des photos : 

gauche, la grande photo :

« Pendant le tournage de Niagara, Marilyn observe un bateau sur le Maid of the Mist, mais elle n'a guère le temps de profiter de l'excursion. Les touristes découvrent qu'elle est à bord et l'assaillent pour obtenir des autographes. »

Sur la série avec la cigarette :

« Marilyn ne fumant pas, elle doit le faire dans son prochain film ; elle estime donc devoir s'entraîner à manipuler une cigarette avec sophistication. »

 

Traduction de l'article

 

l y a quelque temps, elle vint à Niagara Falls, en Ontario, pour jouer dans un film intitulé Niagara, produit par la Twentieth Century-Fox. Frank Neill, un attaché de presse rondouillard, eut la gentillesse de m'organiser une interview avec Miss Monroe au General Brock Hotel. Nous nous dirigeâmes vers la chambre 810 et M. Neill frappa à la porte.

- Qui est-ce ? demanda une voix féminine.

- C'est moi, chérie ! répondit M. Neill. Butterball ! Tu es présentable ?

-Une minute !

Il y eut une seconde de silence.

-C'est bon !

Miss Monroe était assise sur le lit, ses cheveux blonds enroulés dans des bigoudis. Elle portait un magnifique peignoir blanc en tissu éponge -et pas grand-chose d'autre.

À côté du lit était posé un grand écriteau grossièrement écrit à la main :  "Attention aux chiens".

Sur le lit se trouvaient plusieurs livres et un scénario. Je remarquai notamment Letters to a Young Poet  et The Thinking Body, de Mabel Elsworth Todd. L'idée que Miss Monroe puisse « penser avec son corps » était intrigante.

- Bonjour, Butterball, dit Miss Monroe.

M. Neill lui expliqua que je souhaitais prendre quelques photographies destinées à montrer pourquoi Miss Monroe plaisait tant aux hommes, mais beaucoup moins aux femmes.

Elle rit.

-D'accord, Butterball.

Butterball -je veux dire M. Neill -regarda sa montre.

- Il faut que je retourne sur le plateau.

Puis il me regarda.

-Cela vous dérangerait si je vous laissais seul avec Marilyn ?

Je répondis que cela ne me dérangeait pas.

M. Neill me fixa encore un instant.

- Je suppose que ça ira, finit-il par dire.

Je compris ce qui lui passait par la tête et j'en éprouvai une certaine fierté. Miss Monroe était un bien précieux pour le studio. On ne la confiait pas à n'importe qui.

À peine la porte s'était-elle refermée derrière Butterball qu'elle s'ouvrit de nouveau. Une petite femme d'âge moyen entra et commença à défaire et coiffer les cheveux de Miss Monroe.

-Voici Peanuts, dit Miss Monroe. Tout le monde sur le film reçoit un surnom. M. Neill, c'est Butterball.

- Et le vôtre ? demandai-je.

Peanuts éclata de rire.

-AC-DC.

Miss Monroe me regarda innocemment.

-Quoi que cela puisse vouloir dire. Je croyais que c'était un terme d'électricité.

Peanuts termina de coiffer Miss Monroe, qui se leva et se dirigea vers la salle de bains. Dans le dos de son peignoir étaient inscrits en grosses lettres les mots : Sherry-Netherland Hotel. C'était la publicité pour un hôtel la plus efficace que j'aie jamais vue car, lorsque Miss Monroe marche, elle retient toute votre attention. Je lui accordai donc toute la mienne jusqu'à ce que la porte de la salle de bains se referme derrière elle.

Peanuts soupira.

-Mon vieux, me dit-elle, ceux qui trouvent à redire à ça sont tout simplement jaloux.

Peanuts prit congé. Une fois de plus, je me retrouvai seul avec AC-DC.

On frappa à la porte.

Un jeune homme grand, brun et incroyablement beau entra. Miss Monroe me le présenta : Richard Allan, qui jouait le rôle de son amant dans Niagara.

-C'est drôle, cette histoire de cinéma, dit M. Allan en approchant une chaise très près de Miss Monroe.

-Que voulez-vous dire ? demanda-t-elle.

M. Allan rapprocha encore un peu sa chaise.

-Eh bien, prenez ce film. Nous sommes censés jouer deux personnes passionnément amoureuses l'une de l'autre. Et pourtant, nous nous sommes rencontrés pour la première fois hier seulement !

Miss Monroe acquiesça.

- Ce que je veux dire, poursuivit Allan… prenez par exemple cette scène au pied des chutes. Cette longue scène de baiser passionné que nous devons tourner. C'est tout de même typiquement hollywoodien : mettre deux parfaits inconnus devant une caméra et attendre d'eux qu'ils s'embrassent comme s'ils étaient amants !

M. Allan se pencha encore davantage vers Miss Monroe. Il semblait avoir complètement oublié mon existence.

Il poursuivit :

- Enfin, Marilyn, ne vous sentiriez-vous pas plus à l'aise pour cette scène si vous me connaissiez mieux ? Si nous la répétions une ou deux fois entre nous ? Si nous nous entraînions pour ce baiser ?

Miss Monroe se tourna et regarda M. Allan dans les yeux, qui n'étaient plus qu'à quelques centimètres des siens. Ses propres yeux bleus s'ouvrirent tout grands et elle battit des cils.

- Mais non, Dick, répondit-elle. Je ne sais pas quelle expérience vous avez en matière de baisers, mais moi, je n'ai pas besoin de m'entraîner.

On frappa de nouveau à la porte et Miss Monroe se leva pour aller ouvrir. Allan resta assis sur sa chaise, les yeux fixés sur l'endroit où Marilyn venait d'être assise. Il semblait quelque peu abasourdi.

Miss Monroe revint accompagnée d'un homme à l'allure robuste dont les muscles saillaient sous un tee-shirt blanc.

- Voici Whitey, dit-elle. Mon maquilleur.

Puis, en riant :

-Nous l'appelons Whitey parce qu'il porte une chemise blanche.

M. Allan marmonna qu'il devait se rendre quelque part et partit.

Whitey commença à disposer des pots de cold-cream et de poudre sur la coiffeuse de Miss Monroe. Elle entreprit d'appliquer un fond de teint en stick sur son visage, ses épaules et sa poitrine.

- Le secret d'un fond de teint, dit-elle, c'est d'en retirer presque tout. C'est là que la plupart des femmes se trompent.

Elle commença à se tamponner partout avec des morceaux de papier absorbant.

- Vous voyez ? Maintenant, j'en enlève presque tout.

Je fis remarquer que, même sans maquillage, Miss Monroe avait encore l'air d'une adolescente.

Elle rit.

-Je sais. On m'a retiré l'appendice il y a un mois et, pendant que j'étais à l'hôpital, les infirmières n'arrêtaient pas d'entrer en disant : "Mais elle ressemble à une gamine de quatorze ans ! " Je me souviens d'une grande infirmière costaude qui est entrée à grands pas. Quand elle m'a vue, elle a grogné : "Bon sang, qu'est-ce qu'il y a de si menaçant chez vous ?" 

Miss Monroe se mit à parler du maquillage des Canadiennes et des Américaines.

- Je ne remarque pas beaucoup de différence. Je pense que les New-Yorkaises font peut-être davantage d'efforts que les autres pour être élégantes. Je crois même qu'elles vont trop loin. Elles finissent par s'habiller pour les autres femmes. C'est une erreur -du moins, c'est ce que je pense. C'est pour cela qu'elles critiquent mes vêtements. Moi, je m'habille pour les hommes.

Puis elle ajouta :

-Je ne comprends pas certaines femmes. Elles se plaignent que le monde soit un monde d'hommes. Beaucoup de filles souhaiteraient être des hommes. Pas moi. Ça ne me dérange pas que ce soit un monde d'hommes, du moment que je peux y être une femme.

Fin 

 

 

légendes des photos : 

 


Avec la femme qui lui fait signer quelque chose, en haut à gauche :

Dans les restaurants, dans la rue, elle est entourée de chasseurs d'autographes. Marilyn a 24 ans ; elle a été élevée comme orpheline en Californie du Sud. Son père a été tué dans un accident de voiture ; sa mère était invalide. 

 en bas à gauche :

« Sur le plateau à 7 heures du matin avec Joseph Cotten, elle étouffe un bâillement. Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, elle a passé quelque temps à lire et à étudier. Elle explique : “Je suis toujours une écolière, je crois.” Elle poursuit ses études."


Avec Allan « Whitey » Snyder :

« “Whitey” (Allan Snyder), maquilleur, tient un miroir pendant qu'elle se coiffe. “C'est normalement blond”, dit Marilyn, “mais c'est teint d'une sorte de blond miel pour cette photo, afin de photographier mieux en Technicolor.” 
 

La photo où elle marche vers le photographe :

« Un jeune photographe estime qu'il a maintenant un sujet digne de ses talents. Marilyn mesure 1,66m. "Quand j'étais petite, se souvient-elle, on m'appelait String Bean. J'étais si grande dans mon école qu'à chaque fois que je devais me mettre en rang, je devais me placer derrière les garçons. Je détestais ça.” 

La photo en bas à droite :

« Elle aime les soupirs mélancoliques, les plaisanteries et les livres qui l'aident à se détendre. “Je suis allée voir Top Banana la semaine dernière. Ils enseignent la relaxation complète, mais je n'arrive pas à m'entendre avec leur théorie. Pour parvenir à un état de relaxation désirable : pas de nouvelles. Quand je serai vieille, peut-être.” 

 

6 septembre 2026

07/1948 : Daily Mirror (Australie)

 

 

Une photo de Marilyn Monroe en maillot de bain une pièce est publiée dans un petit encart du Daily Mirror en Australie le 7 Juillet 1948 avec cette description :

« De brillantes rayures rouges, vertes ou noires sont interrompues par un motif floral sur ce tout nouveau maillot de bain, présenté par la charmante Marilyn Monroe. »

 

 

Contexte de la photo : 

Si on compare cette photo avec celle prise par Margaret Kerry connue pour avoir été le modèle de la fée clochette au cinéma, on s’aperçoit que les éléments architecturaux sont identiques même grand bâtiment à fenêtres sur la gauche, même environnement de piscine, même muret et même type de végétation. La photographie de Marilyn avec le maillot blanc et celle avec le maillot imprimé paraissent très vraisemblablement avoir été prises au même endroit, et possiblement le même jour.

Souvenirs de Margaret kerry

« J'avais tout juste une vingtaine d'années lorsque j'ai reçu un appel me demandant de me rendre au Beverly Hills Hotel pour une séance publicitaire destinée à un magazine, et d'apporter quelques maillots de bain.

Ce jour-là, nous étions sept filles dans le bungalow de l'hôtel, en train d'enfiler nos maillots et de nous préparer, lorsqu'on frappa à la porte. Nous avons ouvert et une magnifique blonde se tenait là, avec un sourire rayonnant. Elle s'appelait Marilyn Monroe.

Elle s'est approchée timidement de nous et nous l'avons immédiatement accueillie chaleureusement. C'était assez inhabituel dans notre métier car, voyez-vous, Marilyn était une concurrente pour chacune d'entre nous… une concurrente redoutable. Mais elle était tellement adorable.

Plus tard, alors que nous attendions que le photographe termine ses préparatifs, Marilyn et moi étions assises sous un parasol au bord de la piscine, à l'abri du soleil. Marilyn était tellement gentille que je lui ai demandé si je pouvais la photographier.

“Seulement si je peux en prendre une de toi”, m'a-t-elle répondu.

Et voilà : mon appareil contenait bien une pellicule… pour une fois. »

 

à gauche : photographie de Marilyn prise par Margaret Kerry / à droite : photographie de Margaret Kerry prise par Marilyn.

 

Le témoignage de ces photos ci-dessus est confirmé et légèrement développé dans plusieurs autres interviews de Margaret Kerry (pour Fox News et dans une vidéo Youtube) lors de la parution de ses mémoires TinkerBell Talks parues en 2016,  dans laquelle elle raconte qu'un attaché de presse l'avait appelée pour cette séance au Beverly Hills Hotel, qu'elle avait apporté son petit sac de mannequin contenant son maillot deux-pièces et qu'elles devaient être sept modèles. Marilyn serait arrivée après les autres, vêtue d'un maillot deux-pièces blanc, parfaitement coiffée et maquillée, en s'excusant très doucement de son retard. Kerry raconte que toutes les filles auraient immédiatement compris que Marilyn allait attirer l'attention du photographe, et que serait elle qui serait retenue par le magazine, ce qui fut le cas, en précisant qu'il s'agissait bien d'un « bathing suit publicity layout » destiné à un magazine et confirme qu'en attendant le photographe, Marilyn et elle s'étaient mutuellement photographiées avec l'appareil de Kerry.

Kerry raconte également que Marilyn venait d'être engagée par Fox, " Marilyn had just been put under contract at Fox and wasn't well known" soit 1946 (date du premier contrat de Marilyn avec la Fox) mais si Kerry avait à peu près une vingtaine d'années lors de cette séance, cela ne cadre pas parfaitement avec 1946 puisqu'elle n'avait que 17 ans pendant une partie de cette année-là. Cela montre probablement que ses souvenirs, racontés plusieurs décennies plus tard, sont approximatifs sur la chronologie. Kerry est née en 1929 donc cela correspond davantage à 1948/1949. 

Le magazine pour lequel Marilyn a posé pour ces photos est non identifié, tout comme la marque du maillot de bains et le nom du photographe. 

 

 

Un autre journal intitulé So Tutto publié en Italie cette fois, dont la date reste à déterminer, probablement vers 1948/1949 selon les informations écrites sur la couverture. 

Sur chaque couverture de ce journal étaient publiées des photographies de mannequins posant en maillot de bains ou autre, parmi des informations plus sérieuses. 


So Tutto était un hebdomadaire d'actualité publié à Rome, sous-titré Il più informato settimanale dei fatti del giorno. Marilyn Monroe apparaît en couverture c'est la même photographie est attestée dans la presse australienne dès le 7 juillet 1948. 

 

4 septembre 2026

12/1962 : TV movie screen (Usa)

 

 

12/1962 : TV Movie Screen (Usa) 

Couverture : Marilyn Monroe, Golden Globes, 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet article paru en décembre 1962, la journaliste Jane Darby construit un récit extrêmement précis, dans lequel elle part du principe, dès le titre et avant même la première ligne, que Marilyn Monroe était suicidaire. La journaliste ne pose pas le question de savoir si elle s'est suicidée ou non, elle le considère comme acquis. 

Elle tente de démontrer que son entourage hollywoodien l'avais compris. Elle nomme cet entourage "Le clan" comprenant des personnalités telles que Sinatra, Lawford, Dean Martin, Eddie Fisher, Sammy Davis Jr et Janet Leigh, qui auraient essayé collectivement de la sauver, ils auraient échoué malgré tous leurs efforts.

La journaliste conclue que par conséquent, 'Hollywood n'est pas responsable de sa mort.  Le mot "clan" est trompeur, il permet à Jane Darby d’additionner des noms de personnalités, dont on ne sait pas pour certaines d'entre elles, si elles étaient réellement proches de Marilyn comme Eddie Fisher et Janet Leigh.

Janet Leigh est comme greffée dans ce "clan protecteur" alors que son intervention a consisté essentiellement à avoir défendu le talent de Marilyn malgré les plaintes de Tony Curtis sur le tournage de Some Like it Hot.

Ce qui est sympathique si l'anecdote est exacte, mais cela ne fait pas d'elle un membre d'un "clan" veillant sur Marilyn. Ce mot "Clan" donne l'impression d'un cercle cohérent autour de Marilyn alors que cet article ne le prouve absolument pas.

Pour prouver l'attachement de Sammy Davis Jr envers Marilyn, Jane Darby doit remonter à l'accident de Sammy en 1954 et raconter que Marilyn était venue l'encourager lors de son retour sur scène. Puis elle en déduit pratiquement qu'il se serait juré de lui rendre la pareille. 

Eddie Fisher était-il un ami intime de Marilyn Monroe ? Marilyn Monroe le connaissait-elle personnellement ? 

Darby affirme qu'Eddie Fisher aurait été le premier à attirer l'attention du "Clan" sur le mal-être de Marilyn et qu'à Las Vegas il aurait proposé à Sinatra de faire monter Marilyn sur scène. Mais cela ne nous démontre absolument pas une amitié Fisher–Monroe.  On sait qu'il y a eu un projet d'adaptation de film qui réunirait Liz Taylor et Marilyn Monroe en 1961, et qu'Eddie Fisher avait des raisons professionnelles d'être en contact avec Marilyn. Mais cela ne fait pas de lui un proche.  


Concernant Dean Martin il a fait un acte concret extrêmement important en faveur de Marilyn. Lorsqu'elle est renvoyée de Something's Got to Give, il refuse de poursuivre le film avec une autre actrice en invoquant son engagement à jouer avec Monroe. Pour cet exemple précis, , Jane Darby dispose de quelque chose de tangible. Mais cela ne prouve pas pour autant que Dean appartenait à une sorte de comité de soutien psychologique à Marilyn. Jane Darby transforme un geste professionnel et amical réel en élément de sa démonstration.

La relation Monroe-Sinatra me semble avoir été contradictoire parfois. Sinatra éprouvait une véritable affection pour Marilyn, pouvait rechercher sa compagnie et probablement lui apporter à certains moments une forme de soutien, tout en appartenant à un environnement qui pouvait lui être extrêmement difficile. Notamment pendant le dernier week-end de Marilyn à Cal Neva Lodge. Même sans accepter toutes les histoires et les versions différentes racontées sur Cal Neva, l'image d'un Sinatra exclusivement protecteur devient difficile à faire coïncider avec certaines descriptions de ce séjour et, plus généralement, avec l'environnement dans lequel Marilyn évoluait avec ce groupe.

Peter Lawford est un personnage incontournable pour les derniers mois et particulièrement les dernières heures de la vie de Marilyn Monroe, mais était-il un réel soutien pour elle ? Dans cet article la formulation de Lawford est étrange. La journaliste relate s es propos : "couldn't have been an accident", "Cela n'aurait pas pu être un accident" avant de lui faire décrire précisément ce qui ressemble à une surdose accidentelle.

La journaliste opère un glissement entre les personnes qui ont apprécié vraiment Marilyn et ceux qui l'ont aidé ponctuellement. Finalement l'article ne démontre rien, et ne fait que réinterpréter rétrospectivement des gestes d'amitié comme les éléments d'une opération de sauvetage.

C'est la fin de l'année 1962 et déjà on voit apparaitre dans la presse des articles qui reconstruisent les derniers mois de la vie de Marilyn Monroe. Jane Darby ne se contente pas de raconter ou d’interpréter, elle distribue les rôles afin d’acquitter Hollywood, et raconte des anecdotes variées en certitude morale. 

Marilyn devient celle qu'on n'a malheureusement pas réussi à sauver, et la dernière phrase lui attribue finalement la responsabilité de sa propre mort. 

Pour autant, derrière cette construction journalistique se trouve peut-être une réalité plus complexe. Marilyn était psychologiquement fragile, entretenait un rapport dangereux aux médicaments et avait déjà traversé de graves périodes de dépression. Le fait qu’elle ait eu des projets en 1962 et puisse se montrer joyeuse n’exclut pas qu’elle ait pu connaître des moments de désespoir aigu. Jane Darby ne prouve donc pas que Marilyn était suicidaire ni que le "Clan" tentait de la sauver, mais l’hypothèse qu’elle ait réellement été en danger ne peut pas être totalement exclue.

 

 

 Comment le “Clan” tenta d'empêcher Marilyn de se tuer.

Par Jane Darby 


L'histoire la plus émouvante jamais publiée

 

 


Une pluie fine tombait doucement sur les trente et un proches de Marilyn Monroe et sur quelque quatre cents curieux qui s'étaient rassemblés pour regarder son cercueil être transporté jusqu'à la crypte.
Marilyn semblait apaisée, comme elle l'avait rarement été de son vivant, vêtue d'un jersey vert et portant une frange effilée sur le front. Un petit bouquet de roses rose pâle reposait sur sa poitrine. Elles y avaient été déposées par son second mari, Joe DiMaggio, qui embrassa ses lèvres immobiles et lui déclara son amour une dernière fois.
Lorsque la foule commença à se disperser, Joe resta encore quelques minutes seul auprès de son ex-femme. Puis le cercueil couleur champagne fut scellé. Et Marilyn ne devait plus jamais être revue.
Elle avait cessé d'exister, et pourtant les spéculations sur sa mort se poursuivirent pendant des semaines. Ses amis furent blâmés. Mais Hollywood lui-même le fut plus encore.
Personne n'avait cru qu'elle était réellement malade. Dans son état dépressif et imprévisible, affirmaient les journaux, son psychiatre n'aurait jamais dû lui permettre d'avoir cinquante somnifères à sa disposition. Le studio aurait dû lui donner une nouvelle chance de terminer Something's Got to Give. Les articles décrivaient Marilyn comme une enfant abandonnée, une créatrice négligée, poussée à se supprimer à cause du rejet total de son entourage.

Cela était loin de la vérité.

DiMaggio avait été un ami dévoué et digne de confiance pendant les derniers mois de sa vie. Il avait toujours pensé à lui envoyer des fleurs ou un mot, où qu'il se trouvât. Il l'avait même encouragée sur le plateau lorsque le tournage de Something's Got to Give avait commencé.
Ses beaux-enfants adoraient Marilyn et étaient très proches d'elle. En fait, le dernier appel qu'elle reçut jamais venait du fils de Joe, qui était Marine, pour lui annoncer qu'il avait rompu ses fiançailles.
Ses admirateurs ne l'avaient jamais abandonnée. Même lorsque les critiques publiques à son égard avaient atteint leur paroxysme, leurs lettres d'approbation et d'encouragement avaient réchauffé son cœur meurtri.

 

 


Mais ce fut le « Clan », Frank Sinatra, Dean Martin, Peter Lawford, Eddie Fisher, Janet Leigh et Sammy Davis Jr., qui se battit le plus pour lui rendre l'envie de vivre.
Appelez cela « une seconde chance ». Appelez cela « une aventure folle ». Mais pendant des mois, ce fut le « Clan » -et lui seul -qui estima que Marilyn avait besoin de protection et d'encouragement si elle voulait survivre au phénoménal succès qui était le sien.

Plus d'un an auparavant, ce fut Eddie Fisher qui attira le premier l'attention du « Clan » sur le mal-être personnel de Marilyn. Eddie se produisait alors au Sahara de Las Vegas.
Sinatra, Peter Lawford et Sammy Davis Jr., alors occupé à travailler sur un film à des kilomètres de là, prenaient l'avion pour tenter de perturber le numéro d'Eddie - pour plaisanter, bien sûr. Le public appréciait cela et commença bientôt à attendre avec impatience de voir non seulement Eddie, mais tout le « Clan », se produire chaque soir.
Ce fut Eddie qui suggéra un soir que Sinatra fasse monter Marilyn sur scène avec eux.
Liz Taylor, également présente, enfila une perruque blonde et fit une imitation de Marilyn, et personne ne rit plus fort que Marilyn elle-même.
À ce moment-là, Marilyn était sans travail depuis longtemps. Son mariage avec le dramaturge Arthur Miller battait de l'aile et le « Clan » sentait, plus qu'il ne savait réellement, dit-on, qu'elle n'était pas une femme heureuse.


Janet Leigh fut la suivante à redonner confiance à Marilyn. Tony Curtis, son mari à l'époque, avait protesté longuement et bruyamment contre les difficultés rencontrées lorsqu'il travaillait avec Marilyn sur Some Like It Hot.
« Parfois, elle arrivait sur le plateau à onze heures du matin, si nous avions de la chance », se plaignait-il.

« Parfois, c'était après notre pause déjeuner ou aussi tard que trois heures de l'après-midi. Et quant à l'embrasser -eh bien, c'était comme embrasser Hitler. »

Janet, rapporte-t-on, n'aurait pas voulu entendre un mot contre Marilyn, qu'elle considérait comme un grand talent, et elle fit quelque chose d'inédit dans sa carrière : elle se glissa sur le plateau de Tony pour féliciter Marilyn de sa performance dans le film.

Sammy Davis Jr. avait de bonnes raisons de ne jamais oublier Marilyn -et peut-être était-ce également la raison pour laquelle il se fit une note mentale de ne jamais l'oublier.
Lorsque Sammy perdit un œil plusieurs années auparavant, Marilyn l'encouragea lors de sa première apparition en boîte de nuit après l'accident. Son soutien moral le réconforta tellement, dit-on, que Sammy se jura de lui rendre un jour la pareille.
Et ce fut Sammy qui poussa Sinatra et Dean Martin à envisager de faire jouer Marilyn dans l'une de leurs productions indépendantes plus tard dans l'année.


Sinatra, Peter Lawford et Dean Martin firent sans aucun doute tout leur possible pour empêcher Marilyn de se suicider. Ce faisant, ils risquèrent leur propre réputation, leurs intérêts financiers et la désapprobation du public afin de la soutenir.
Sinatra reconnut qu'il avait souvent emmené Marilyn avec lui « lorsqu'il apprenait qu'elle restait assise seule pendant des nuits entières ».
Après qu'elle eut été renvoyée par le studio, et pour l'aider à surmonter sa dépression, Sinatra préparait de nouveau un projet pour faire jouer Marilyn dans Born Yesterday, avec lui.
La mort intervint alors, et Frankie aurait accepté de réduire ses cachets à un niveau « très bas » en apprenant la triste nouvelle de sa disparition.
Dean Martin se battit ouvertement et avec acharnement pour sauver Marilyn. Après que Marilyn eut été écartée du film qu'il avait refusé de tourner sans elle, le studio poursuivit Dean en justice. Il riposta par une contre-action, et le différend fut finalement réglé.
Mais le « Clan » n'allait pas en rester là. Dean et Sinatra discutèrent sérieusement de la possibilité de tourner le film avec Marilyn plus tard dans l'année.
« Je n'arrive tout simplement pas à y croire », déclara Dean lorsqu'il apprit sa mort. « Je n'arrive tout simplement pas à croire qu'elle soit morte. C'était une personne merveilleuse et un talent merveilleux, et j'attendais avec impatience de terminer notre film plus tard cette année. »


Peter Lawford, lui aussi, aurait été un bon ami et aurait été aux côtés de Marilyn pendant tout ce temps.
« Ce qui est effrayant, c'est qu'il y avait toujours un risque avec elle », déclara-t-il aux journalistes après l'annonce de sa mort. « Elle était réellement physiquement malade, avec un virus, une fièvre et une angine, mais elle avait crié au loup si souvent que personne ne la croyait. Ce qu'il y a d'effrayant, c'est que ce sont des choses comme celle-là qui me mettent hors de moi. Beaucoup de gens sur le plateau étaient personnellement exaspérés contre elle et cela s'est retrouvé dans la manière dont ils la jugeaient. Si le studio avait seulement eu un peu de compassion... je lui aurais donné une nouvelle chance... »

Pete avait appelé pour inviter Marilyn à dîner quelques heures avant qu'elle ne soit retrouvée morte.
« Sa mort ne pouvait pas être un accident », maintint-il. « Je pense qu'elle a pris des somnifères, s'est réveillée, a oublié qu'elle en avait déjà pris, puis en a repris. »

Jusqu'à la fin, même lorsqu'il était trop tard, le « Clan » tenta de soutenir Marilyn.
DiMaggio avait organisé toutes les funérailles. Il était déterminé à ce qu'aucun de ses amis ne puisse transformer celles-ci en un spectacle de cirque.
Mais Lawford, en tant qu'ami qui avait aimé Marilyn, fut contrarié qu'ils ne puissent pas assister aux funérailles. Lawford suggéra alors d'organiser un service commémoratif spécial pour la star de cinéma, mais DiMaggio rejeta également cette proposition.
Finalement, il fut décidé que le « Clan », dont la prière pour elle avait été de la protéger, devait continuer sans elle.

Les dernières déclarations de Marilyn révèlent probablement à quel point elle avait toujours été malheureuse.


« Souvent, j'aimerais avoir un foyer comme les autres qui souhaiteraient avoir ce qu'ils n'ont pas », avait admis Marilyn.
« J'échangerais tout ce que je possède contre un véritable foyer, avec des arbres et de l'herbe, et quelques enfants que je pourrais appeler les miens. Personne ne sait combien j'ai essayé d'obtenir du respect. Juste après avoir tourné The Misfits avec feu Clark Gable, j'ai su plus que jamais que j'étais réellement une misfit (une inadaptée, une personne qui ne trouve pas sa place).


Oui, je suppose que j'ai toujours voulu la célébrité, mais la célébrité est capricieuse et la fortune est terriblement éloignée du bonheur. Au fil des années, tout et tout le monde changent, sauf moi. Je ne semble jamais pouvoir me rapprocher de ce que je désire le plus : le contentement, être libérée de mes soucis, être libre d'être moi-même à tout moment au lieu d'être ce que tout le monde attend de moi. »

Non, ce n'est pas Hollywood qui a tué Marilyn, mais Marilyn elle-même.
Et personne ne peut dire que le « Clan » n'a pas essayé, car aucun d'entre eux n'avait davantage à cœur de lui épargner son destin tragique.


FIN

 

 

2 septembre 2026

24/02/1953 : Pour tous (Suisse)

 

24/02/1953 : Pour tous (Suisse) 

Couverture : Gérard Philippe

 

 

 

 

Cet article n'est pas vraiment intéressant pour expliquer que la presse en Europe ne savait rien en 1953 de Marilyn Monroe, car ce n'était pas le cas. Ce qui est intéressant de noter, c'est que cet article est le premier sur Marilyn Monroe publié dans le magazine Pour tous, magazine populaire à cette époque en Suisse, et comment le journaliste choisit malgré tout de construire une contre-vérité. 

En effet, en février 1953, Marilyn Monroe n'est déjà plus une inconnue en Europe. Le magazine sait parfaitement qu'il parle d'une vedette. Il choisit plutôt de la rabaisser légèrement au moment même où sa célébrité explose.

C'est donc avec une certaine surprise que l'on découvre cet article intitulé :

« La Vérité sur Marilyn Monroe »

 

Cet article qui prétend rectifier sa biographie tout en accumulant des approximations, des affirmations fausses le tout avec un ton très sarcastique, voire méprisant.

En réalité ce journaliste (dont le nom n'est pas cité dans l'article) ne démontre rien. Il affirme que son enfance malheureuse aurait été imaginée par un impresario, (lequel ?) et va jusqu'à nier la réalité de son enfance en affirmant qu'elle « n'avait absolument rien eu de dramatique »,

qu'elle avait vécu « le plus normalement du monde »...

sans jamais citer aucune source.... "On" prétend, "On" dit, "On raconte"...

De plus, ce journaliste qui prétend révéler la véritable Marilyn ne donne même pas correctement son nom puisqu'il explique qu'elle s'appelle Mary Jean Baker. Il nous parle d'une enfant qui « n'avait plus ni père, ni mère ».  Malgré cette biographie qui aurait été inventée par un impresario ce journaliste conclue que Marilyn aurait trompé le public, avant d'être rapidement pardonnée parce qu'« on pardonne beaucoup aux jolies filles ».
La boucle se referme sur la « femme la plus solitaire d'Hollywood », dont le journaliste demande quand elle trouvera enfin son « prince charmant ».

En conclusion, ce qui est surprenant dans cet article c'est qu'il ressemble davantage à ceux publiés après son décès dans les décennies qui ont suivies, qui ont la prétention à nous révéler enfin « la vraie Marilyn ». En réalité, en février 1953, certains journaux dasn certains pays avaient déjà commencé.

 

 

 

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